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Annot (artiste)

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Annot Jacobi
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jacobi,Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Otto Krigar-Menzel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Jacoba Elling (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Rudolf Jacobi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Stella Jacobi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Annot, de son nom d'état civil Anna Ottilie Krigar-Menzel, également appelée Annot Jacobi, née à Berlin le et décédée à Munich le , est une peintre et militante pacifiste allemande.

Annot prend des cours à l'école de dessin et de peinture de l'association des femmes artistes de Berlin, elle suit notamment en 1915 les cours de Lovis Corinth[1].

En 1916, Annot est emprisonnée 30 jours à la prison berlinoise de Moabit pour sa participation à la publication et à la diffusion des mémoires pacifistes du comte Karl Max von Lichnowsky[1]. Par la suite elle s'installe à Oslo et s'engage dans le mouvement pacifiste. En 1920, Annot retourne à Berlin, et se lie d'amitié avec Annette Kolb et Carl von Ossietzky. Elle co-fonde la Ligue des droits humains et la Ligue féminine pour la paix et la liberté[2].

En 1921 elle épouse Rudolf Jacobi, également peintre[1].

En 1926, Annot suit les cours de peinture de André Lhote à Paris. De 1927 à 1931, elle est membre de l'association des femmes artistes de Berlin[1].

En 1928, Annot fonde avec son mari l'école de peinture Annot à Berlin[3]. À partir de cette année-là Annot est une collaboratrice de la revue d'art et de littérature Der Querschnitt. De 1928 à 1930, Annot participe à de nombreuses expositions en Allemagne, une exposition lui est consacrée à la Galerie Neumann-Nierendorf à Berlin. Sur cette même période Annot peint le cycle Das Gesicht der berufstätigen Frau (Le visage de la femme active)[2].

Ses œuvres reçoivent un accueil critique positif[4].

De 1932 à 1933 Annot est membre de la Sécession berlinoise[1].

En 1933, l'école de peinture Annot est fermée, Annot et son époux refusant d'exclure les étudiantes juives[5],[2].

Annot émigre avec sa famille aux États-Unis, en passant par le Danemark. En 1935 Annot reçoit la médaille d'or à l'exposition annuelle des artistes femmes de New-York[2].

Aux États-Unis, Annot participe à des expositions et dirige l'école Annot à New-York (pour laquelle elle engage l'enseignant Rudolf Belling). En plus de ces activités, Annot publie des critiques d'art et de littérature[1].

En 1956, Annot émigre à Puerto Rico. En 1967 Annot revient en Allemagne (RFA) et s'installe à Munich[1].

En 1977, la Haus am Lützowplatz à Berlin organise une grande exposition rétrospective consacrée à Annot, puis en 1978 une exposition lui est consacrée à la Galerie von Abercron à Munich[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 (de) « Biographie succincte de Annot - Académie des arts de Berlin Fonds Annot-Jacobi », sur Académie des arts de Berlin
  2. 1 2 3 4 5 (de) « Annot Jacobi », sur Bildindex - Der Kunst und Architektur
  3. ↑ (de) « Das Museum Kunst der Verlorenen Generation »
  4. ↑ (de) Willi Wolfradt, « Gemälde von Annot », sur Bibliothèque électronique de l'Université de Heidelberg, Deutsche Kunst und Dekoration: illustr. Monatshefte für moderne Malerei, Plastik, Architektur, Wohnungskunst u. künstlerisches Frauen-Arbeiten,
  5. ↑ (de) Judith Meisner, « Der Tingeltangel Luna-Park », sur Jüdische Gemeinde zu Berlin,

Liens externes

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