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Terrain multisport

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Terrain multisport et sa clôture bleue de Sainte-Hélène.
Terrain multisport de Sainte-Hélène.

Un terrain multisport, aussi dénommé city stade (marque déposée), désigne un terrain de jeux de ballons ou autres, extérieur et clôturé. Il comprend plusieurs frontons - deux, quatre ou plus - dans lesquels sont intégrés deux buts multisports, deux paniers de basket-ball et un filet central amovible, réglable en hauteur, à fixer entre deux poteaux se faisant face, en milieu de terrain, et de palissades latérales basses. Les surfaces de ce type de terrain varient selon les besoins. Les dimensions les plus souvent présentes sont 18 × 10 m, 24 × 12 m, 30 × 15 m et 40 × 20 m.

Bertrand de Blonay, citoyen suisse, journaliste sportif puis éditeur, imagine le concept du premier « terrain multisport » dit « de proximité »[1].

L'idée lui est venue à Genève en 1988[1]. Il constate que tous les terrains vagues de son enfance sont ensuite bétonnés ; les jeunes n'avaient plus que la rue pour s'exprimer par le jeu ou le sport[1].

Il s'associe à Jean-Michel Kaskosz, un entrepreneur français, pour créer Agorespace. Cette société est considérée comme la créatrice du terrain multisport. Le premier terrain multisport voit le jour le , à Evian (Haute-Savoie), après un an de développement. Y ont participé Jean-Paul Forax, architecte français, et Pierre Mollard, PDG d'une serrurerie industrielle.

La société Agorespace est aujourd'hui la seule entreprise spécialisée dans les terrains multisports, la première sur ce marché depuis près de 35 ans.

De nombreuses sociétés ont repris l'idée et développé leurs propres équipements multisports, en plus de leurs produits historiques : Pro Urba, Casal Sport, Transalp, Husson Collectivités, Teensport, Metalu Plast, Hags, Tennis d'Aquitaine, Kompan, Kamma Sport, Sport Nature, Linky Sport.

Les terrains multisports sont souvent désignés par l'expression city stade (traduction littérale de l'anglais : « stade de ville »)[1], ou de façon abrégée city, ou par le nom de l'aménagement utilisé, ou encore, dans les années 2000, par le mot d'« Agorespace » (devenu une antonomase), puis d'éco-sport, puis de mini-stade[2].

Image
Combinaison d'un anneau de basket et d'une cage pour sports de pied.

Selon leur configuration et les équipements disposés sur le terrain multisport, diverses activités sportives peuvent être pratiquées, comme : le football, le handball, le basket-ball, le volley-ball, le tennis, le badminton, le tennis-ballon et le hockey sur gazon. Les activités les plus fréquemment pratiquées sur les terrains multisports, en Europe, sont le football et le basket-ball. Les terrains multisports sont aussi un lieu social de rencontres entre les jeunes.

Le terrain multisport peut être public (terrain en accès libre, acquis et géré par une collectivité), public à accès restreint (campus universitaire, caserne) ou privé (particulier, camping, société). Ils sont de plus en plus souvent équipés d'un accès sélectif laissant passer les piétons et les personnes à mobilité réduite, mais pas les deux-roues.

La dimension la plus fréquente est 12 × 24 m[3]. D'autres dimensions existent, selon les fabricants et les demandes des gestionnaires.

La largeur ou la longueur sont souvent un multiple de 4 m. La raison en est que les terrains sont souvent équipés de gazon synthétique produit en rouleaux de 4 m de large. Cela permet de limiter les chutes de matériaux.

Matériaux de fabrication

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Les choix de matériaux varient selon les fabricants et les contraintes locales. Généralement, un terrain multisport est une juxtaposition de poteaux porteurs, scellés dans le sol ou fixés sur platines, avec un remplissage par des éléments permettant de clore l'espace (planches, profilés, grilles, panneaux). La structure peut être en bois, en acier, en aluminium ou en inox.

Un terrain multisport est la plupart du temps installé sur un sol artificiel : par exemple, un sol damé, stabilisé et asphalté, ou une dalle en béton armé, en béton poreux ou en enrobé bitumeux, ou encore une grave drainante. Généralement, un revêtement adapté aux sports y est installé, par exemple : un gazon synthétique d'épaisseur 20 mm, sablé ou pur ; une couche de résine synthétique acrylique, une couche de peinture routière ; ou un sol caoutchouteux amortissant (moins bruyant).

Réduction des nuisances sonores

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Les éléments permettant la réduction des nuisances sonores varient selon les contextes, en fonction des exigences du commanditaire notamment, et diffèrent selon les marques.

Par exemple, sont utilisés des silentblocs, des raidisseurs de panneaux, des profilés aluminium remplis de sable, du sol souple.

Choix du lieu d'implantation et des heures d'ouverture

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Le choix de l'implantation d'un terrain multisport détermine sa durabilité ; sont à éviter le couvert arboré dense (cf. feuilles mortes, bio salissures…), les zones inondables, les zones surexposées aux canicules, les zones polluées, la proximité de certains habitats naturels protégés et/ou d'espèces protégées, vulnérables ou menacées par la proximité d'activités bruyantes.

Le bruit et, parfois les incivilités des usagers, et/ou en raison des heures inadéquates d'utilisation (incompatibles avec les besoins de tranquillité du voisinage) sont les griefs les plus courants contre ces aménagements[4].

Les collectivités mettent habituellement en place un règlement comportant quelques règles de bon sens et la gestion des horaires d'utilisation. Mais le principal reste le choix d'un bon emplacement[5].

Normes et contrôle en France

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En France, un terrain multisport doit répondre à la norme NF-EN 15312 (équipements sportifs en accès libre)[6]. Certains fabricants proposent également la conformité à la norme NF-EN 1176 (jeux pour enfants)[7].

Le décret no 96-495 du oblige l'installateur à la fourniture d'un rapport d'essai de charges et le gestionnaire à renouveler cet essai tous les deux ans, sans toutefois être très précis sur ce point[8].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « Les city stades ont du succès », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  2. ↑ M.T.S, « «Un Agorespace pour intégrer les jeunes» », La Depeche,‎ (lire en ligne).
  3. ↑ Clément Larchevêque, « Terrains Multisport : conditions d'installation, durée du chantier, coût… - Casal Sport », sur Guides d'achat & Conseils par Casal Sport, (consulté le ).
  4. ↑ « Pour une implantation et une gestion avisées des aires de sports de plein air en milieu habité », Les guides du CNB, no 2, 15 décembre 2011.
  5. ↑ « Quels sont les avantages et les inconvénients d’un city stade ? », sur news-eco.com, .
  6. ↑ « NF EN 15312/IN1 », sur Afnor EDITIONS (consulté le ).
  7. ↑ « NF EN 1176-1 », sur Afnor EDITIONS (consulté le ).
  8. ↑ http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000192964&dateTexte=&categorieLien=id

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