Emil Geiger
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Emil Geiger, né le 22 octobre 1883 à Hambourg, est un syndicaliste, journaliste et homme politique communiste allemand.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né à Hambourg en octobre 1883, Emil Geiger adhère en 1901 au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD)[1] ; il est alors ouvrier des chantiers navales et milite au sein du mouvement syndical[1].
Membre des Linksradikale pendant la Première Guerre mondiale, Geiger est à partir de novembre 1918 secrétaire responsable (Schriftführer) du Conseil d'ouvriers et de soldats de Wilhelmshaven[1] et participe en 1920 à la fondation du Parti communiste ouvrier d'Allemagne (KAPD)[1]. Lors du congrès d'août 1920, il défend des positions national-communiste ou « national-bolchévique »[2], expliquant dans son intervention que :
« Les frontières naturelles se trouvent là où d'autres mœurs et coutumes apparaissent. Un congrès de parti n'est pas en mesure de supprimer ces frontières. On a tenté à plusieurs reprises ici de construire une opposition entre international et national. Une Internationale présuppose toujours l'existence de nations. Nation signifie peuple et si nous aspirons à l'Internationale prolétarienne, alors c'est à l'Internationale des peuples libérés du joug capitaliste. Le prolétariat a conquis le pouvoir à partir du moment où il est armé. Au moment où nous avons les armes à la main, la bourgeoisie est éliminée. Que voulons-nous faire des individus de la bourgeoisie ? Nous ne pouvons pas les massacrer s'ils se placent sur le terrain des faits, nous mettrons leur intelligence au service de notre cause. Nous devons exploiter les forces de l'adversaire. »[2]
Suite au congrès, Geiger forme avec Heinrich Laufenberg et Fritz Wolffheim le Bund der Kommunisten aligné sur les positions national-communiste et « national-révolutionnaire »[1] ; il était alors l'éditeur du bimensuel Der Volkswart[2]. Indéfectible soutien de Wolffheim entre 1924 et 1933, il fréquente avec ce dernier le Groupe des nationalistes sociaux-révolutionnaires (GSRN)[1]. Selon le Louis Cahnbley (1892-1970), Geiger adhère en 1933 au NSDAP puis au SPD en 1945[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Philippe Bourrinet, Lexikon des deutschen Rätekommunismus 1920–1960, Verlag moto proprio, Paris, 2017.