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JCPenney

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JCPenney
logo de JCPenney
illustration de JCPenney

Création
Fondateurs James Cash Penney (en) et William McManus (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Marc Rosen (PDG de Catalyst Brands), Michelle Wlazlo (PDG de l'enseigne)
Forme juridique LLC (filiale)
Action Anciennement NYSE : JCP (1927-2020)
Siège social Plano (Texas)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Marvin Ellison (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs Ron Johnson (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Commerce de détail
Produits Vêtements, chaussures, bijoux, cosmétiques, ameublement
Société mère Catalyst Brands
Site web www.jcpenney.com

JCPenney (officiellement Penney OpCo LLC, parfois abrégé JCP ou appelé familièrement Penney's) est une chaîne américaine de grands magasins fondée en 1902 par James Cash Penney. Son siège social est situé à Plano, au Texas, dans la banlieue de Dallas. L'entreprise exploite environ 640 magasins aux États-Unis et à Porto Rico[1].

Née d'un ensemble de magasins de nouveautés que Penney dirigeait au sein de la chaîne Golden Rule, l'entreprise est constituée sous son propre nom en 1913. D'abord implantés dans les centres-villes, ses magasins migrent vers les centres commerciaux à partir des années 1960. Fragilisée au début du XXIe siècle par l'essor du commerce en ligne et le déclin de la fréquentation des centres commerciaux, la chaîne est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites en mai 2020, à la suite des fermetures imposées par la pandémie de Covid-19[2]. Elle sort de la faillite sous la propriété conjointe des gestionnaires de centres commerciaux Simon Property Group et Brookfield, rejoints par Authentic Brands Group[3]. En janvier 2025, JCPenney fusionne avec SPARC Group pour former Catalyst Brands, une coentreprise réunissant Authentic Brands Group, Brookfield, Shein et Simon Property Group[4].

Origines et débuts (1902-1960)

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James Cash Penney naît à Hamilton, au Missouri. En 1898, il entre au service de Thomas Callahan et Guy Johnson, propriétaires de magasins de nouveautés baptisés Golden Rule au Colorado et au Wyoming. Avec leur appui, il ouvre son propre magasin à Kemmerer, au Wyoming, le . Lorsque Callahan et Johnson dissolvent leur association en 1907, Penney rachète l'ensemble des parts des trois magasins alors exploités. En 1909, il installe son siège à Salt Lake City, plus proche des banques et des chemins de fer ; il compte 34 magasins en 1912[5].

En 1913, l'entreprise est constituée sous le nom de J. C. Penney Company, avec William Henry McManus comme cofondateur. Le siège est transféré à New York en 1914 afin de simplifier les achats, le financement et le transport des marchandises. En 1917, la société exploite 175 magasins dans 22 États. Elle ouvre son millième magasin en 1928, année où son chiffre d'affaires atteint 190 millions de dollars. En 1940, le futur fondateur de Walmart, Sam Walton, débute sa carrière dans un magasin J. C. Penney à Des Moines[6]. En 1959, l'entreprise émet ses premières cartes de crédit.

Grands magasins de plein exercice et expansion (années 1960)

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L'entreprise inaugure son premier grand magasin de plein exercice en centre commercial en 1961, à Audubon, au New Jersey. Ces nouveaux magasins élargissent considérablement l'offre, qui comprend désormais l'électroménager, les articles de sport, l'outillage, des restaurants, des salons de coiffure, des studios de portrait et des centres automobiles. En 1962, la chaîne se lance dans la distribution à bas prix avec l'acquisition de la General Merchandise Company et de ses magasins The Treasury ; cette activité, peu rentable, sera abandonnée en 1981. Le premier catalogue paraît en 1963.

Au cours des années 1960, JCPenney s'étend à l'Alaska, à Hawaï et à Porto Rico. Le magasin d'Anchorage est détruit par le tremblement de terre de 1964 en Alaska puis reconstruit[7]. Le magasin du centre commercial Plaza Las Américas, à San Juan, ouvert en 1968, demeure l'un des plus grands de la chaîne.

Mort du fondateur et apogée (années 1970)

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James Cash Penney meurt le à l'âge de 95 ans. La même année, l'entreprise adopte le style JCPenney dans sa publicité et son chiffre d'affaires dépasse pour la première fois les cinq milliards de dollars[8]. JCPenney atteint son nombre maximal de magasins en 1973, avec 2 053 établissements, mais la récession de 1974 fait chuter des deux tiers le cours de son action[8]. En 1977, la chaîne se retire d'Italie, où elle était présente depuis 1970.

Années 1980

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En 1983, JCPenney abandonne l'électroménager, la quincaillerie et les centres automobiles pour se recentrer sur l'habillement et les articles pour la maison. La même année, le couturier Halston signe un contrat pour vendre une ligne de vêtements abordables chez JCPenney, une démarche alors inédite pour un créateur haut de gamme, qui ouvrira la voie à des partenariats semblables[9]. En 1987, l'entreprise annonce le transfert de son siège à Plano, au Texas.

Acquisitions et expansion internationale (années 1990)

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Le nouveau siège de Plano est achevé en 1992. Lorsque Sears ferme son activité de vente par catalogue en 1993, JCPenney devient le premier vépéciste des États-Unis. L'entreprise développe aussi une activité de pharmacie en rachetant les chaînes Kerr Drug (1995), Fay's Drug (1996) puis Eckerd (1996), regroupées sous sa filiale Thrift Drug. En 1998, elle lance son magasin en ligne et prend le contrôle du distributeur brésilien Lojas Renner. La chaîne ouvre également des magasins au Chili (1995-1999), au Mexique et en Indonésie, avant de se retirer de ces marchés en raison de leur faible rentabilité et de la crise économique asiatique de 1997.

Années 2000

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Au début des années 2000, JCPenney se recentre sur la distribution : elle cède son activité d'assurance en 2001, puis sa division pharmaceutique Eckerd en 2004, et se retire du Mexique et du Brésil. En 2005, son chiffre d'affaires en ligne dépasse pour la première fois le milliard de dollars. L'entreprise introduit des espaces Sephora en magasin à partir de 2007 et multiplie les marques de distributeur.

Difficultés et ère Ron Johnson (2010-2014)

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En juin 2011, Ron Johnson, ancien responsable des Apple Store, devient PDG de JCPenney. Début 2012, il met en place une nouvelle politique de prix supprimant les promotions au profit de prix « de tous les jours », ce qui entraîne une chute des ventes de 22 % en milieu d'année et de lourdes suppressions d'emplois[10]. Johnson est démis de ses fonctions en avril 2013 et remplacé par l'ancien PDG Mike Ullman. En 2011, la chaîne ferme par ailleurs son activité de catalogue et ses magasins d'usine, cédés puis liquidés sous l'enseigne JC's 5 Star Outlet en 2013.

À partir de 2015, JCPenney engage plusieurs vagues de fermetures de magasins et de suppressions d'emplois dans un contexte de ventes déclinantes. En 2017, elle annonce la fermeture d'environ 138 magasins afin de redéployer ses ressources vers ses espaces Sephora, Nike et Adidas[11]. Fin 2018, l'action passe pour la première fois sous le seuil d'un dollar. Jill Soltau, ancienne dirigeante de Jo-Ann Stores, devient PDG en octobre 2018.

Pandémie de Covid-19 et faillite (2020)

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Le , la chaîne ferme l'ensemble de ses magasins et met ses employés en chômage technique en raison de la pandémie de Covid-19. Le , JCPenney se place sous la protection du chapitre 11 et annonce la fermeture d'environ 242 magasins[2]. L'entreprise est retirée de la cote du New York Stock Exchange le 18 mai 2020, après 91 ans de présence.

Rachat, puis Catalyst Brands (depuis 2020)

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En septembre 2020, Simon Property Group et Brookfield s'accordent pour racheter JCPenney pour environ 800 millions de dollars, opération validée par le tribunal des faillites en novembre 2020 ; la reprise permet de préserver près de 60 000 emplois[3]. Authentic Brands Group rejoint ensuite l'actionnariat. Marc Rosen devient PDG en 2021. L'entreprise réintègre son siège de Plano en juillet 2023[12].

En janvier 2025, JCPenney est regroupée avec SPARC Group, le portefeuille de marques de Simon et d'Authentic, pour former Catalyst Brands, une coentreprise réunissant Authentic Brands Group, Brookfield, Shein et Simon Property Group[4]. La chaîne poursuit la fermeture de magasins peu performants au cours des années suivantes.

Marques de distributeur

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JCPenney commercialise de nombreuses marques de distributeur, parmi lesquelles St. John's Bay, The Original Arizona Jean Company, Worthington, Stafford, Xersion, a.n.a, Ambrielle, ainsi que des marques pour la maison comme JCPenney Home, Linden Street et Loom + Forge.

Anciennes filiales

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  • Eckerd, chaîne de pharmacies cédée en 2004.
  • The Treasury, chaîne de magasins à bas prix fermée dans les années 1980.
  • JCPenney Insurance, activité d'assurance vendue à Metropolitan Life en 1989.
  • JC's 5 Star Outlet, magasins d'usine liquidés fin 2013.
AnnéeChiffre d'affaires
(M$)
Résultat net
(M$)
EmployésMagasins
200819 8601 111155 0001 067
201217 260−152159 0001 102
201411 859−1 278117 0001 094
201612 625−513105 0001 021
201812 505−11698 000872
Source :[13]

Notes et références

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  1. ↑ (en) « JCPenney Store Locator », sur jcpenney.com (consulté le )
  2. 1 2 (en) Chris Isidore et Nathaniel Meyersohn, « J. C. Penney files for bankruptcy », sur CNN, (consulté le )
  3. 1 2 (en) « J.C. Penney's sale approved by bankruptcy court », sur MarketWatch, (consulté le )
  4. 1 2 (en) « JCPenney Joins SPARC Group to Form Catalyst Brands », sur Retail TouchPoints, (consulté le )
  5. ↑ (en) « J. C. Penney – Historic Missourians », sur The State Historical Society of Missouri (consulté le )
  6. ↑ (en) Daniel Gross, Greatest Business Stories of All Time, John Wiley & Sons, (ISBN 0-471-19653-3), p. 269
  7. ↑ (en) Stan B. Cohen, 8.6: The Great Alaska Earthquake, March 27, 1964, Pictorial Histories Publishing, (ISBN 0-929521-96-X), p. 6-7
  8. 1 2 (en) « J.C. Penney Company – Company History & Profile », sur Funding Universe (consulté le )
  9. ↑ (en) Veronique Hyland, « Halston's Penney's Serenade », sur WWD, (consulté le )
  10. ↑ (en) Laura Heller, « Why J.C. Penney Will Be The Most Interesting Retailer Of 2012 », sur Forbes, (consulté le )
  11. ↑ (en) Phil Wahba, « J.C. Penney Is Closing These 138 Stores This Spring », sur Fortune, (consulté le )
  12. ↑ (en) Maria Halkias, « J.C. Penney is moving back into its former Plano headquarters », sur The Dallas Morning News, (consulté le )
  13. ↑ (en) « J C Penney Financial Statements 2005-2018 », sur MacroTrends (consulté le )

Liens externes

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