Léon Carvalho
| Nom de naissance | Arthur Léon Carvalho |
|---|---|
| Naissance |
Port-Louis (île Maurice) |
| Décès |
(à 72 ans) Paris 2e |
| Activité principale |
Artiste lyrique, directeur de théâtre et d'opéra baryton |
| Style | opéra-comique, opéra |
| Activités annexes | impresario |
| Lieux d'activité | Paris |
| Années d'activité | 1850-1897 |
| Formation | Conservatoire de Paris |
| Conjoint | Caroline Miolan-Carvalho |
Scènes principales
Léon Carvalho est un artiste lyrique, impresario et directeur de théâtre et d'opéra français, né le à Port-Louis (île Maurice) et mort le à Paris 2e.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
[modifier | modifier le code]Arthur Léon Carvalho naît le à Port-Louis d'Anne Marie Henriette Laure Carvalho[n 1]. Son père, Arthur Joseph Rondeaux de Courcy (1800-1884), qui ne le reconnaîtra que tardivement, est le fils de Jean Baptiste Rondeaux (1762-1831), propriétaire de chantiers de marine sur l'île Maurice. Nommé consul de France à Ancône en Italie, il épouse en 1857 à Paris la danseuse Zélie Pierson (1816-1866), sœur de la première danseuse de ballet Louise Pierson (1806-1831).
Carrière
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Le jeune Léon arrive pour sa part très jeune en France. Il étudie au Conservatoire de Paris puis est engagé en tant que baryton à l'Opéra-Comique en 1850. Il y rencontre la soprano Marie-Caroline Miolan, qu'il épouse le 28 juillet 1853[1].
Désireux d'offrir à sa femme les premiers rôles qui lui sont refusés à l'Opéra-Comique, il abandonne sa carrière de chanteur pour prendre la direction en 1856 du Théâtre-Lyrique, boulevard du Temple. Il y présente des œuvres de Beethoven, Mozart, Rossini, Weber, Massé (La Reine Topaze, La Fée Carabosse) mais ouvre surtout ses portes aux compositeurs refusés ou négligés par l'Opéra et l'Opéra-Comique, tels que Louis-Aimé Maillart (Les Dragons de Villars), Ernest Reyer (La Statue) et surtout Charles Gounod dont il crée consécutivement Le Médecin malgré lui en 1858, Faust en 1859, avec sa femme dans le rôle de Marguerite, et Philémon et Baucis en 1860, lesquels remportent tous un grand succès.
Frappé d'expropriation en raison du percement du boulevard du Prince-Eugène début 1862, Carvalho transporte sa troupe dans la nouvelle salle édifiée place du Châtelet et poursuit sa fructueuse collaboration avec Gounod (Mireille en 1864, Roméo et Juliette en 1867), mais aussi Georges Bizet (Les Pêcheurs de perles en 1863 et La Jolie Fille de Perth en 1866) et Hector Berlioz dont il crée le deuxième volet des Troyens en 1863.
Début 1868, il prend parallèlement la tête du théâtre de la Renaissance mais il fait faillite au bour de quelques mois et est contraint de céder ses deux salles. Il jette alors son dévolu sur le Théâtre du Vaudeville. Bien que le lieu soit principalement consacré au théâtre conventionnel, il y remet au goût du jour le mélodrame. Il commande notamment à Bizet l'écriture d'une musique de scène pour l'adaptation théâtrale de L'Arlésienne d'Alphonse Daudet en .
Le , il est nommé directeur de l'Opéra Comique où ses choix de répertoire deviennent plus conservateurs, mettant principalement en valeur le répertoire traditionnel comme Le Pardon de Ploërmel de Meyerbeer et Les Noces de Figaro de Mozart ou Le Barbier de Séville de Rossini. Il crée cependant de futures œuvres majeures telles que Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach (1881), Lakmé de Léo Delibes (1883), Manon de Jules Massenet (1884) et Le Roi malgré lui d'Emmanuel Chabrier (1887). Il projette également de monter pour la première fois sur une scène française Lohengrin de Richard Wagner, se déplaçant à Vienne pour y préparer la production, mais, face à une campagne de presse virulente, il est contraint d'abandonner le projet début 1886.
Le , un incendie éclate pendant la représentation du premier acte de Mignon d'Ambroise Thomas. Provoqué par une défectuosité de l'éclairage au gaz de la herse située au-dessus de la scène, il coûte la vie à quatre-vingt-quatre personnes et met au chômage tout le personnel. Carvalho est jugé responsable et condamné en première instance à 3 mois d'emprisonnement et à 200 francs d'amendes. Il fait appel et est finalement acquitté en 1888.
Restauré dans ses fonctions en 1891, il retrouve la salle du Théâtre-Lyrique où la troupe a trouvé refuge le temps de la reconstruction de la salle Favart. Il y crée notamment Les Folies amoureuses d'Émile Pessard[2] et Le Rêve et L'Attaque du moulin d'Alfred Bruneau. Il reprend également Carmen de Georges Bizet, dans une version expurgée tout d'abord, puis avec la créatrice du rôle, Célestine Galli-Marié, dans la version d'origine.
Mort
[modifier | modifier le code]Nommé chevalier de la Légion d'honneur le [3], Léon Carvalho meurt le à son domicile 11 rue Volney, dans le 2e arrondissement de Paris, à l'âge de 72 ans[4], quinze jours avant l'inauguration de la nouvelle salle Favart.
Vie prvée
[modifier | modifier le code]Léon Carvalho fait construire à Saint-Raphaël (Var) la villa Magali, en hommage au rôle tenu par son épouse dans Mireille de Charles Gounod (dans laquelle se trouve la chanson de Magali), à partir de 43 fragments du palais des Tuileries, incendié en 1871 et dont les vestiges sont vendus aux enchères[5],[6].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Léon Carvalho » (voir la liste des auteurs).
- Notes
- ↑ Née le 8 octobre 1807, elle meurt le 14 janvier 1834 à Port-Louis à l'âge de 26 ans.
- Références
- ↑ « Acte de mariage(vue 30-31/51) », état civil reconstitué, sur Paris-Archives (consulté le ).
- ↑ Émile Pessard, Les Folies amoureuses, Paris, Choudens, , 323 p., table des matières
- ↑ « Cote LH034 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ « Acte no 745 (vue 8/8) », registre des décès de l'année 1897 pour le 2e arrondissement, sur Paris-Archives (consulté le ).
- ↑ Caroline Hauer, « Paris : Vestiges du Palais des Tuileries, jeu de piste historique à travers la ville », parisladouce.com, 15 janvier 2020.
- ↑ « Les Tuileries. Grands décors d’un palais disparu », sur monuments-nationaux.fr (archivé sur archive.org).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à la musique :