Temple d'Eshmoun (Carthage)
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démoli ou détruit |
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Le temple d'Eshmoun était le temple principal situé dans la ville de Carthage (actuelle Tunisie), au sommet de la colline de Byrsa[1].
Lieu de la dernière résistance face à Rome pendant la troisième guerre punique, il disparait complètement du fait des travaux de remaniements de la colline au début de l'ère commune.
Localisation
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Fondation
[modifier | modifier le code]Le temple remonte à la fondation même de Carthage, vers 820 av. J.-C. À l'époque punique, l'accès au temple est réservé aux prêtres, et l'admission est conditionnée par trois jours d'abstinence de relations sexuelles, de fèves et de porc.
On accède au temple par un escalier de soixante marches menant à une cour rectangulaire ouverte, entourée de colonnades sur les trois autres côtés. On attribue au temple des pouvoirs de guérison, et certains traitements impliquent apparemment de dormir entre ses murs, une pratique courante dans tous les temples dédiés à cette divinité[2],[3].
L'édifice domine la ville jusqu'à la destruction complète de Carthage par les armées romaines de Scipion Émilien en 146 av. J.-C.
Durant les derniers jours du siège, un millier de soldats carthaginois, menés par Hasdrubal, cherchent refuge dans le temple, mieux fortifié grâce à sa position élevée. Cependant, les assaillants[4] finissent par y mettre le feu, et l'on raconte que nombre de défenseurs préfèrent s'immoler par le feu entre ses murs plutôt que de se rendre[5].
Destruction
[modifier | modifier le code]Après l'incendie et l'occupation de la ville par les Romains, le temple est entièrement détruit et le terrain nivelé par les ingénieurs romains. De nouveaux édifices sont ensuite construits à cet emplacement, mais sont eux-mêmes détruits au Ve siècle. La cathédrale Saint-Louis de Carthage se dresse désormais à cet endroit[réf. nécessaire].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ M'hamed Hassine Fantar, Kerkouane : cité punique du cap Bon (Tunisie), t. III : Sanctuaires et cultes : société-économie, Tunis, Institut national d'archéologie et d'art, , 634 p. (OCLC 494264275).
- ↑ (es) Juan Bautista Carrasco, Mitología universal : historia y explicación de las ideas religiosas y teológicas de todos los siglos, de los dioses de la India, el Thibet, la China, el Asia, el Egipto, la Grecia y el mundo romano, de las divinidades de los pueblos eslavos, escandinavos y germanos, de la idolatría y el fetichismo americanos y africanos, etc, Madrid, Imprimerie Gaspar y Roig, , 770 p. (lire en ligne), p. 749.
- ↑ (es) « La III Guerra Púnica (149-146 a.C.) », sur historialago.com (archivé sur archive.org).
- ↑ (es) « Cartago: sus orígenes y su historia », dans Donald Harden (en), Los Fenicios (trad. Enrique Llobregat (es)), Barcelone, Orbis, (lire en ligne), partie III.
- ↑ (es) « Carthago, la gran capital del imperio púnico », sur satrapa1.com (archivé sur archive.org).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Hédi Dridi, « Recherches sur la topographie religieuse de la Carthage punique », Annuaire de l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, no 143, , p. 14-17 (ISSN 1969-6310, DOI 10.4000/ashp.1256, lire en ligne, consulté le )