
Cela fait quatre mois que Brigitte Bardot est décédée. L’icône du cinéma et de la défense des animaux s’est éteinte dans sa villa de La Madrague à Saint-Tropez, à 91 ans, le 28 décembre 2025. Sa succession n’est en revanche pas encore réglée. Et s’il n’est pas rare que ces questions prennent du temps, surtout lorsque l’héritage est conséquent, la question de la fameuse propriété risque de compliquer les choses.
L’acquisition de la Madrague par Brigitte Bardot avait fait du petit port de pêche du Var l’une des premières destinations de la jet-set en quelques années. Sur le papier, le prix de ce domaine, composé de trois petites bâtisses les pieds dans l'eau, sur un terrain bordé de hauts murs, pourrait donc atteindre un chiffre important. Or, Brigitte Bardot avait fait don de La Madrague en nue-propriété à la fondation qui porte son nom. Elle pouvait donc continuer d’y vivre, mais elle revient désormais à l’association, ce qui impacte forcément l’héritage de son fils Nicolas, issu de sa relation avec Jacques Charrier.
La valeur de La Madrague pourrait tout changer à l'héritage de Brigitte Bardot
Pour comprendre ce problème, il faut préciser un point de droit. En France, il est en principe interdit de déshériter ses enfants. Un fils unique a même droit à au moins 50 % de l’héritage. Le défunt peut en revanche avoir attribué librement le reste. Or, une donation du vivant est réintégrée dans le calcul de l’héritage afin d’éviter que celui-ci soit dilapidé avant le décès.
Par conséquent, plus la valeur du domaine est grande, plus il représentera une part importante de l’héritage. Nicolas Charrier pourrait donc contester cette donation si La Madrague représentait plus de 50 % de la valeur des biens de Brigitte Bardot à sa mort. C’est pourquoi la question de son estimation est sensible. "Ce ne sera pas comme chez les Delon", a toutefois assuré au Parisien Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la Fondation Brigitte Bardot, en référence à la guerre fratricide entre les héritiers de l’acteur. Entre l’association et le fils de Brigitte Bardot, "on se tutoie, on s’entend très bien, les experts calculent, tous les inventaires ont été faits et tout est déjà presque prêt", assure-t-elle. Selon une enquête de Libération, l’évaluation de la Madrague est cependant très complexe. D’un côté, les terrains de Saint-Tropez sont extrêmement demandés et la maison revêt un caractère historique. Mais elle serait aussi en très mauvais état, rongée par le sel marin.
Ce qu’il faut retenir :
- L’estimation de la Madrague, la célèbre villa de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, est en cours.
- La star en avait fait don à la fondation qu’elle a créée avant même son décès.
- Mais son fils Nicolas Charrier, héritier de l’icône, pourrait avoir son mot à dire.
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