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Parc national de Lobeke

Property names are listed in the language in which they have been submitted by the State Party.

Image Cameroon (Africa)

Date of Submission: 18/04/2006
Criteria: (ix)(x)
Category: Natural
Submission prepared by:
Ministère des Forêts et de la Faune
State, Province or Region:
Province de l’Est
Coordinates:
2 05 - 2 30 N et 15 33 - 16 11 E
Ref.: 4022

Description

D’une superficie de 217 854 ha et situé dans la province de l’Est, le Parc national de Lobeke (PNL) est crée par décret n°2001/107/CAB/PM du 19 mars 2001. Le site du parc fait partie de la forêt dense humide. Plus spécifiquement selon Letouzey(1985), la région de Lobéké est considérée comme transitoire entre la forêt sempervirente du Dja et la forêt semi-décidue à Sterculiaceae et à Ulmaceae.

La hauteur maximale des précipitations est d’environ 1.500 mm/an. Les moyennes mensuelles de températures varient de 23,1°C à 25°C, avec une moyenne annuelle de 24° C. L’humidité relative de l’air varie de 60 à 90 %.

Cette région est dominée par les sols ferralitiques dérivés de roches métamorphiques anciennes avec par endroits aussi les sols hydromorphes. L’altitude varie entre 400 et 700 m.

Plusieurs cours d’eau drainant la région du parc se jettent dans deux grands fleuves : la Ngoko au sud et la Sangha à l’est. Ces deux fleuves constituent d’ailleurs les frontières naturelles du Cameroun avec respectivement la République du Congo et la République Centrafricaine.

Trois formations végétales caractéristiques des forêts denses humides dominent la zone. Il s’agit notamment :
- des forêts semi-décidues à Sterculiaceae et à Ulmaceae ;
- des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec une prédominance des éléments de la forêt semi-décidue ;
- des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec une prédominance des éléments de la forêt du Dja.

On retrouve également disséminées à l’intérieur de ces 3 grandes formations, les autres formations végétales telles que :
- les clairières sur sol marécageux ou baï où prédominent les herbacées
- les forêts mono dominantes à Gilbertiodendron dewwevrei
- les forêts secondaires, sur les anciens sites d'exploitation forestière
- les forêts sur montagne rocheuse
- les forêts marécageuses à Raphia laurentii et Phoenix reclinata
- les forêts ripicoles
- les forêts inondables

Sur le plan faunique, les inventaires menés sur le site depuis 1996 confirment en dehors des petits rongeurs, des chiroptères et des insectivores, la présence de 45 espèces de mammifères dont, 14 espèces de primates, 13 espèces d’ongulés et 10 espèces de carnivores. Certains grands mammifères menacés d’extinction y sont représentés, avec parfois des densités très élevées. On cite par exemple : gorille, éléphant, panthère, buffle, chimpanzé et bongo.

En dehors des mammifères, les espèces suivantes ont également été inventoriées :
- 305 espèces d’oiseaux ;
- 18 espèces de reptiles ;
- 16 espèces d’amphibiens ;
- 134 espèces de poissons appartenant à 19 familles ;
- 5 espèces de crevettes d’eau douce dans les cours d’eau de la région ;
- 215 espèces de papillons, parmi lesquelles 80 % d’espèces forestières.

Justification for Outstanding Universal Value

Satements of authenticity and/or integrity

Avec une superficie de 217 854 ha, le site du parc est assez vaste pour procurer un habitat viable aux animaux et aux plantes qu’il abrite. De plus, afin de limiter l’intrusion des populations, il a été crée tout autour du parc, des Unités forestières d’aménagement (UFA), des Zones d’Intérêt Cynégétique (ZIC) et des Zones d’Intérêt Cynégétiques à Gestion Communautaire (ZICGC). Cependant, le parc reste d’accès facile pour les braconniers qui empruntent les anciennes routes forestières. La richesse du sous-sol du parc constitue également une menace de la part des prospecteurs artisanaux d’or et de cuivre. La mise en œuvre du plan d’aménagement qui couvre la période 2006-2010 permettra de réduire considérablement ces menaces. Enfin, il faut noter que ce parc fait partie de la zone de protection transfrontalière Tri-National de la Sangha (TNS) qui regroupe trois parcs nationaux, Lobéké (Cameroun) Dzanga-Ndoki (RCA) et Nouabalé-Ndoki (République du Congo).

Comparison with other similar properties

Comparé à d'autres sites, la flore du PNL est semblable à celle de la Réserve du Dja, exception faite du taux des espèces de la forêt atlantique qui est plus élevé dans le Dja. On estime à environ 55 %, la différence de composition entre la flore du PNL et celle du Parc National de Korup. La diversité faunique du PNL est comparable à celle du parc national de Nouabale Ndoki de la République Congo. Elle est toutefois inférieure à celle de la réserve du Dja pour ce qui concerne les grands mammifères et les oiseaux.