Macron, l'anti-Montebourg
PORTRAIT - Emmanuel Macron a été nommé mardi ministre de l'Economie et remplace Arnaud Montebourg. Idéologiquement à droite du PS, social-libéral, proche des patrons, il ne ressemble en rien à son prédécesseur.
Emmanuel Macron , c'est presque tout l'inverse d'Arnaud Montebourg : fidèle à François Hollande, tendance sociale-libérale et sans ambition politique à court terme. En termes de loyauté, c'est une garantie pour le Président. Ancien conseiller du chef de l'Etat puis secrétaire général adjoint de l'Elysée, en charge de l'économie, de mai 2012 à juin 2014, ce jeune homme de 36 ans était la cheville ouvrière de la préparation du programme économique de Hollande pendant la campagne présidentielle.
C'est lui le grand artisan des baisses d'impôts et de charges pour les entreprises depuis le rapport de Louis Gallois . Selon l'entourage de François Hollande, il a "fait ses preuves à l'Elysée. Il a joué un rôle-clé dans le dossier Alstom. Il a une très bonne connaissance de l'entreprise, de l'industrie. Il est jeune et, le plus important, il a toute la confiance du président". Avec cette nomination, François Hollande et Manuel Valls montrent qu'ils reprennent en main la politique économique de la France.
Idéologiquement, il se situe à la droite du PS, son inspiration est sociale-démocrate. En petit comité, il n'hésitait pas l'an dernier à dire qu'il fallait de la modération salariale en France. Il fut le secrétaire de la commission Attali nommée par Sarkozy : il a donc participé à la préconisation de la libéralisation des professions réglementées, l'un de ses prochains chantiers au gouvernement.
"Un esprit brillant et séducteur"
C'était à l'Elysée, en tant que secrétaire général adjoint, le principal interlocuteur des chefs d'entreprises qui ont confiance en lui. Le magazine Challenges , en septembre 2012, consacrait un portrait à celui qu'il nommait "le chouchou des patrons", un "jeune loup", "décomplexé par rapport à l'argent". Le PDG de France Télécom Stéphane Richard y évoquait son "coup de foudre". "C'est un esprit brillant et séducteur", lâchait François Perrol, patron de la Banque populaire-Caisses d'épargne. Apprécié jusque par... Jean-Pierre Jouyet , actuel secrétaire général de l'Elysée, mais patron du gendarme de la Bourse avant sa nomination, qui avait rapproché cet ancien banquier d'affaires chez Rothschild et le candidat à l'Elysée.
Macron, c'est d'abord un esprit brillant, ancien assistant du philosophe Paul Ricoeur après avoir décroché son DEA de philosophie à Nanterre. Il a fait partie du comité de rédaction de la revue Esprit, proche de la deuxième gauche, celle de Michel Rocard . Son seul mentor en politique. Il est très à l'aise avec les concepts et la théorie. A priori, le seul ministre avec Fleur Pellerin qui ne s'est jamais présenté à une élection, donc pas un professionnel de la politique. Lors du précédent remaniement, François Hollande avait refusé de le nommer à cause de sa virginité politique. A Bercy, il va ainsi passer de la théorie à la pratique en se confrontant directement aux notaires, par exemple.
C'est une personnalité séductrice et affable, un gendre idéal souriant et plein de conversation. Maintenant, il descend dans l'arène politique et va devoir s'endurcir, user de toute la capacité de persuasion...
Source: leJDD.fr
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