« Notre projet, pendre le banquier. » La pancarte, brandie lundi 8 mai lors de la manifestation organisée à l’appel de sections CGT, SUD ou UNEF et d’associations mobilisées contre les projets de réforme du marché du travail, en dit long. Même élu président, Emmanuel Macron reste, aux yeux de ses opposants, un représentant de la finance honnie.
Durant la campagne, le candidat d’En marche ! n’a cessé d’être attaqué sur son passage chez Rothschild, où il a travaillé de septembre 2008 à mai 2012. Rothschild, un patronyme célèbre, qui est souvent la cible des cercles antisémites et complotistes. On se rappelle la caricature d’Emmanuel Macron représenté avec un nez crochu publiée sur le compte Twitter des Républicains.
Emmanuel Macron n’est pourtant pas le premier président de la République à être passé chez Rothschild. Ironiquement, quand le jeune inspecteur des finances s’était interrogé avant d’accepter l’offre de la banque, il s’était d’ailleurs raccroché à ce précédent : « Il y a bien eu Pompidou. » Il se demandait à l’époque si une incursion dans la finance risquait de contrarier ses ambitions politiques naissantes, caressant l’idée de se présenter un jour au Touquet, dans le Pas-de-Calais.
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