ACTUALITÉ
GILBERT HAMONIC
La « nouvelle vague » du cinéma malaisien à Paris
Du 3 au 14 juillet 2007, le festival Paris Cinéma comptait parmi ses invités d’honneur la cinéaste Yasmin Ahmad dont une rétrospective des trois derniers films était présentée : Sepet (Chinese Eyes), 2004 ; Gubra (Anxiety),
2005 et Mukhsin, 2006 (ce dernier en compétition dans la sélection officielle 1). Cette première mérite d’être notée, tant il n’est pas courant de rencontrer une femme réalisatrice de films en Malaisie, plus encore lorsqu’il s’agit d’une femme qui ose aborder des sujets tabous ou délicats. Parallèlement, et toujours dans ce même festival, concourait dans la catégorie court-métrage Yeo Joon Han, déjà remarqué lors de la sélection officielle de la Mostra de Venise en 2006 (chose inédite pour un cinéaste de Malaisie). Yeo Joon Han avait obtenu alors une mention spéciale du jury pour son premier court-métrage intitulé Adults Only. Cette fois son second film, Girl in a Soap Bubble, conte de façon comique (notamment à travers un dialogue multilingue plein de quiproquos) les rêveries d’une jeune fille un peu farfelue travaillant dans une laverie. Enfin, (hasard du calendrier ?) Paris offrait aussi ces dernières semaineslà, la possibilité de découvrir le dernier film de Tsai Ming-Liang, I Don’t Want to Sleep Alone (Hei Yan Quan), premier film que ce célèbre réalisateur
Archipel 75, Paris, 2008, pp. 21-26
1. Yasmin Ahmad a déjà obtenu plusieurs récompenses dans des festivals internationaux à Turin, Tokyo, San Francisco ou Rotterdam, et Mukhsin a été deux fois primé au 57e Festival de Berlin. Certains titres sont ici donnés dans leur version internationale, car les films mentionnés parlent selon les cas malais, mandarin, cantonnais, ou hokkien et/ ou anglais avec sous-titres.



















