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Bataillon de tirailleurs sénégalais no 3

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Bataillon de tirailleurs sénégalais no 3
Image illustrative de l’article Bataillon de tirailleurs sénégalais no 3
Tirailleurs sénégalais du bataillon à Zinder en 1906.

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Bataillon de tirailleurs sénégalais
Rôle Défense coloniale
Garnison Zinder
Ancienne dénomination Bataillon de tirailleurs de Zinder
Guerres Rébellion touarègue de 1916-1917

Le bataillon de tirailleurs sénégalais no 3 (BTS no 3) est un bataillon des troupes coloniales françaises stationné au Niger. Créé en 1902 sous le nom de bataillon de tirailleurs de Zinder, il forme fin 1940 le régiment de tirailleurs sénégalais des confins nigériens.

Création et différentes dénominations

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De 1902 à 1914

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Image
Distribution de viande aux femmes des tirailleurs à Zinder début 1906.

À partir de sa formation en 1902 avec trois compagnies du 2e régiment de tirailleurs sénégalais (2e RTS)[1]. En 1907, le bataillon de Zinder est relevé dans la zone de Niamey par deux compagnies du 2e RTS[4] mais celles-ci deviennent l'année suivante partie intégrante du bataillon[5].

Dans les années 1910, il est dispersé à Zinder, Niamey, N'Guigmi, Tahoua, Bilma et Agadez[1].

Première Guerre mondiale

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Pendant la Première Guerre mondiale, le bataillon est en première ligne lors de la rébellion touarègue de 1916-1917[6].

Entre-deux-guerres

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Image
Les tirailleurs du poste de Bilma rendant les honneurs à l'occasion du passage de la mission automobile du lieutenant-colonel Courtot, février 1926.

Le bataillon continue, malgré les réductions d'effectifs, à assurer la présence militaire française sur le territoire de la colonie du Niger. De dix compagnies en 1919[7], l'effectif est réduit à cinq dans les années 1920[8].

Dans les années 1930, les tirailleurs font face aux prétentions expansionnistes venues de Libye italienne, notamment en 1931 et 1932 quand l'Italie tente à plusieurs reprises d'occuper Madama[9]. À partir de 1938 le bataillon monte en puissance, augmentant ses forces mobiles dont une compagnie d'infanterie portée[10].

Seconde Guerre mondiale

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Au début de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon est déployé pour faire face à une éventuelle invasion italienne venue de la Libye, en particulier après l'entrée en guerre italienne le 10 juin 1940[11].

Après l'armistice du 22 juin et l'avènement du régime de Vichy, le bataillon subit le départ d'une partie de ses éléments vers le Nigeria britannique. Ainsi, dès le , Jean-Gabriel Revault d'Allonnes quitte le territoire avec vingt-quatre hommes de sa compagnie pour rejoindre les forces britanniques au Nigeria. Les autorités britanniques le renvoient au Niger[12] mais la situation se tend rapidement entre anciens alliés. Après le ralliement du Tchad à la France libre (août 1940), le bataillon est augmenté le à la taille d'un régiment qui prend le nom de régiment de tirailleurs sénégalais des confins nigériens[11] (en parallèle le BTS no 8 prend le nom de régiment de tirailleurs sénégalais du Dahomey-Niger ouest jusqu'en décembre 1940).

Image
Croix de Tahoua, reprise sur l'insigne de l'unité.

Le bataillon a eu deux insignes.

Le premier insigne, réalisé par un artisan nigérien probablement vers 1937-1938 présente l'ancre des troupes coloniales brochant sur une croix d'Agadez. Le câble de l'ancre passe derrière la gauche de la trabe[13].

Le second insigne, fabriqué par Drago Paris en 1939, est constitué par un losange évoquant une croix saharienne[14] (croix de Tahoua selon Jacques Sicard[1]). Un paysage désertique avec des empreintes de chameau est surmonté d'une tête de Targui. En pointe l'ancre des troupes coloniales[1],[14], portant l'inscription BTS 3 sur la verge[15]. Deux variantes coexistent, différant par la répartition entre métal doré et argenté[15].

Personnalités ayant servi au bataillon

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Jacques Sicard, « Les bataillons de tirailleurs de territoire », Militaria Magazine, no 115,‎ , p. 46-51
  2. 1 2 3 Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 42 & 218
  3. ↑ Carlier 2006, p. 152.
  4. ↑ Carlier 2000, p. 126.
  5. ↑ Carlier 2000, p. 127.
  6. ↑ (en) Kimba Idrissa, « The Kawousan War reconsidered », dans Rethinking Resistance, Éditions Brill, coll. « African Dynamics » (no 2), (ISBN 978-90-474-0162-9, DOI 10.1163/9789047401629_011, lire en ligne), p. 191–217
  7. ↑ Carlier 2000, p. 296-297.
  8. ↑ Carlier 2000, p. 320.
  9. ↑ Carlier 2000, p. 363-364.
  10. ↑ Carlier 2006a, p. 106.
  11. 1 2 Carlier 2000, p. 365-367.
  12. ↑ « Jean-Gabriel Revault d'Allonnes », sur Ordre de la Libération (consulté le ).
  13. ↑ Carlier 2006a, p. 102.
  14. 1 2 Carlier 2006a, p. 103.
  15. 1 2 Jean-François Boucher, Insignes de l'Armée française: Les Sahariens, vol. 3, SOGICO, (ISBN 978-2-903916-00-8, lire en ligne), p. 42

Bibliographie

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Liens externes

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Articles connexes

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