I-Télé
| Création | |
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| Disparition |
27 février 2017 |
| Propriétaire | |
| Slogan |
« L'information ne s'arrête jamais » |
| Format d'image | |
| Langue | |
| Pays | |
| Statut |
Thématique nationale privée |
| Siège social |
50 rue Camille Desmoulins, 92130 Issy-les-Moulineaux |
| Ancien nom |
i>télévision (1999-2002) i>télé (2002-2017) |
| Chaîne sœur | |
| Site web |
| Analogique | |
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i>télévision » puis « i>télé », est une chaîne de télévision nationale française privée d'information en continu. Elle est librement accessible principalement sur la TNT sauf en outre-mer, par câble, satellite, ADSL et télévision mobile personnelle sur smartphones et tablettes ainsi qu'en lecture en continu sur Internet.
Fondée le comme une chaîne à péage concurrente de LCI — du groupe TF1 — lancée cinq ans plus tôt, I-Télé se transforme en une chaîne gratuite à compter de son arrivée sur la télévision numérique terrestre française en , BFM TV devenant dès lors sa principale concurrente.
En , à la suite de la reprise en main du groupe Canal+ par Vincent Bolloré et d’une grève d'un mois de la rédaction pour réclamer son indépendance, I-Télé est rapidement paralysée par le départ de plus des trois quarts de ses journalistes. La chaîne est rebaptisée CNews le .
Historique
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1999-2001 : création de la chaîne sous la direction de Christian Dutoit
[modifier | modifier le code]Le à 11 h 58, la chaîne i>télévision - « i » signifiant « information »[3]- est officiellement lancée par Pierre Lescure[4], exactement quinze ans, jour pour jour, après la création de Canal+. Conçue par Christian Dutoit, nommé directeur général[5] et dirigée sur le plan éditorial par Noël Couëdel, cette chaîne à péage se positionne face à LCI, première chaîne d'information en continu en France, lancée en par le groupe TF1, « i>télévision » veut établir une vraie proximité avec les téléspectateurs en donnant une grande place aux images du terrain. Le lancement débute par un compte-à-rebours montrant plusieurs dizaines de collaborateurs, suivit d'un court discours de Pierre Lescure[6], puis le tout premier JT présenté par Priscilia de Selve[7].

Avec un budget annuel de 160 millions de francs (soit environ 24,4 millions d'euros), la chaîne emploie dès sa création cent soixante-dix salariés dont trente-sept journalistes reporter d'images répartis à travers toute la France. Ils disposent d’équipements numériques à la fois performants et légers, comme des véhicules satellites, des caméras compactes ou encore des outils pour le montage numérique.
Pour diffuser l'actualité à l'antenne le plus vite possible, les correspondants peuvent envoyer les premières images « de trente à soixante minutes après le début de l'événement »[8]. La programmation s’articule alors autour d'un journal « tout en images » de quatre minutes, diffusé chaque quart d'heure, avec la météo juste avant et après, puis une édition d'information en plateau[8] ou d'un des magazines consacré à l'actualité, comme « i>finance », « i>web », « i>automobile » ou encore l'émission « i>cinéma » d'Olivia Sabah[9], seul programme conservé lors des saisons suivantes. À ses débuts, la chaîne a essuyé de nombreuses critiques, y compris au sein de Canal+, comme celles de Marc-Olivier Fogiel dans TV + ou de l'émission satirique Les Guignols de l'info : les marionnettes se moquaient, par exemple, des jeunes journalistes d'i>télévision, ugés peu professionnels[10],[11].

En , la chaîne subit un plan social touchant un tiers de ses effectifs (71 postes sur environ 220) en raison des bouleversements survenus au sein du groupe Canal+ — renforcement de la participation de Vivendi et départ de Pierre Lescure[12]. La chaîne Canal+ se sépare de 99 postes sur 2 500 en France, le groupe Canal+ comptant alors 5 000 salariés en Europe[13]. À l'occasion de la fusion des rédactions de la chaîne d'information et de Canal+, de nombreux journalistes de la chaîne cryptée, comme Bruce Toussaint, rejoignent i>télévision[14].

En , Noël Couëdel rejoint RTL et Jacques Jublin prend la direction de la rédaction[15], avec à ses côtés Bernard Zekri Ouiddir, « détaché à i>télévision » pour faire évoluer le concept de la chaîne d'information en continu[16]. Ancien directeur de la rédaction de La Tribune et rédacteur en chef de L'Expansion, le premier est éditorialiste économique sur la chaîne depuis sa création tandis que le second est directeur adjoint de la rédaction de Canal+ depuis , ancien producteur de musique rap, proche des fondateurs du journal Actuel et de Radio Nova[17].
En , un accord entre i>télévision et CNN, la première chaîne d'information en continu américaine, est évoqué par la presse, sans qu'une déclinaison « I-CNN » sur le principe de CNN+ en Espagne ne soit effectivement créée[18].
2001-2005 : Jean-Claude Pâris transforme i>télévision en I-Télé
[modifier | modifier le code]Après le départ de Christian Dutoit pour le groupe audiovisuel Expand[19], la direction générale de la chaîne est confiée en à Jean-Claude Pâris, un ancien responsable de Canal+ Belgique[20]. Bernard Zekri Ouiddir est nommé directeur de la rédaction d'i>télévision[12]. À la fin de l'année 2001, Norbert Balit rejoint la chaîne comme directeur général adjoint[21], poste qu'il occupe jusqu'en [22].

La chaîne connaît un nouveau plan social en , quand 305 postes sont supprimés et 138 autres externalisés au sein du groupe Canal+[23],[24],[25]. À la suite d'un mouvement de grève, le journal de la mi-journée du de Canal+ est remplacé par une édition réduite, présentée par Priscilia de Selve et réalisée par les équipes d'I-Télé[26]. Ce journal débute exceptionnellement à 13 h 13 au lieu de 12 h 30.
À partir de , Guillaume Durand, venu d'Europe 1, anime une interview quotidienne tous les soirs[27]. Après avoir présenté la session d'information du soir (18 h - 21 h) sur I-Télé pendant la saison -, Bruce Toussaint présente brièvement en l'émission de débat contradictoire N'ayons pas peur des mots sur I-Télé[28]. En octobre, Samuel Étienne lui succède[29] à la suite du départ de Thierry Gilardi sur TF1 ; Bruce Toussaint reprend, en effet, en duo avec Stéphanie Renouvin, La Matinale, diffusée en direct chaque matin sur Canal+ et I-Télé lors de la saison -.
Pendant l'été , le groupe M6 se dit intéressé par une reprise d'I-Télé, en raison de la montée en puissance de l'information sur la sixième chaîne de télévision hertzienne[30]. Puis en , après l'annonce de l'absorption de TPS par Canalsat, Lagardère Active se montre intéressé par la reprise de la filiale du groupe Canal+[31].
Le , la chaîne est retenue par le CSA pour l'offre gratuite de la télévision numérique terrestre française[32].
2005-2008 : Valérie Lecasble installe I-Télé sur la TNT
[modifier | modifier le code]Septembre 2005 : création d'une matinale spécifique
[modifier | modifier le code]En , Jean-Claude Pâris est remercié par le groupe Canal+ qui le remplace par Valérie Lecasble[33]. À partir de , La Matinale, initialement commune à Canal+ et I-Télé, n'est plus diffusée que sur Canal+ : I-Matin, une matinale spécifique à la chaîne d'information en continu, est mise à l'antenne avec Laurent Bazin et Nathalie Iannetta[27].
Lors de la rentrée 2005, Marie Drucker quitte Canal+ où elle présente les journaux après avoir animé ceux d'I-Télé pour prendre les commandes de Soir 3 sur France 3[34]. Peu après, les présentateurs Stéphanie de Muru et Jean-Alexandre Baril quittent la chaîne pour participer à la création de BFM TV[35],[36].
À l'automne , Christophe Hondelatte, qui doit animer un débat quotidien ou même la Matinale, renonce finalement à rejoindre la chaîne pour respecter une clause d'exclusivité avec France 2 et continuer son travail sur RTL[37], car il « choisi[t] d'honorer [sa] maison [RTL] »[38].
Le à 19 h 20, I-Télé est officiellement lancée sur le canal no 16 de la TNT qui débute avec la diffusion de l'entretien politique Le Franc Parler en simultané sur France Inter et en partenariat avec Le Point[39].
Parmi les magazines hebdomadaires : Ariel Wizman interroge un auteur dans i>idées[40] et le directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar, présente des reportages préparés par l'agence CAPA dans l'émission i>Match[41].
À partir , tout en continuant I-Matin, Laurent Bazin remplace Guillaume Durand à la présentation du Franc-parler.
Février 2006 : polémique autour d'une interview de Youssouf Fofana
[modifier | modifier le code]Fin , I-Télé propose sur son antenne un « scoop » en diffusant une interview exclusive de Youssouf Fofana, accusé d’être le tortionnaire et l'assassin d'un jeune homme de confession juive, Ilan Halimi. Cette interview est réalisée par Frank-Olivier Boli, correspondant en Côte d'Ivoire de l'émission I-Afrique, dans des circonstances non rendues publiques et sur les lieux mêmes de sa détention, ce qui est illégal en France. Cette séquence déclenche l'objet de violentes polémiques sur les plans de la morale et de déontologie : faut-il exploiter l'interview d'un prisonnier durant une garde à vue au lieu d'interroger ses avocats ?
« Je trouve inadmissible que l'on ait pu, ces jours derniers, donner la parole à un barbare et un assassin présumé sur une grande chaîne de télévision. »
— Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur devant l'Assemblée nationale en [42]
En , une plainte est déposée en raison d'un lourd soupçon de corruption : un commissaire de police aurait été rétribué pour permettre l'accès à Youssouf Fofana lors de sa garde à vue. La chaîne assure pour sa part que « personne sur place n'a été payé »[43].
Mars 2006 : recentrage sur l'information
[modifier | modifier le code]Mais, après le départ de Patrick Le Lay du groupe TF1, l'idée refait surface : « certains à TF1 n'excluent pas de relancer des discussions pour un rapprochement de LCI avec l'une ou l'autre de ses concurrentes de la TNT gratuite, I-Télé ou BFM TV », écrit le quotidien Le Monde en [44]. En , Nonce Paolini, PDG du groupe TF1, affirme qu'il n'est « pas question de fusionner LCI avec I-Télé »[45].
Lors du lancement d'une nouvelle grille de programmes « recentrée sur l'info » par Valérie Lecasble, le , plusieurs émissions sont supprimées[46], dont celles de Jacques Chancel (i>Chancel) et de Marc Ferro (I-Europe) à la suite d'une étude auprès des téléspectateurs[47]. À partir de et jusqu'au mois de , C'est vous qui le dites (À sa place, vous feriez quoi ? avant ), un entretien de sept minutes avec une personnalité politique, est diffusé en direct et en simultané sur I-Télé et sur la radio France Info du lundi au jeudi à 19 h 16.
Été 2006 : départs d'Harry Roselmack et de Guillaume Durand et arrivée de Thomas Hugues
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Au printemps 2006, deux visages de la chaîne sont contactés par d'autres chaînes de télévision : Laurent Bazin est contacté pour remplacer Laurent Delahousse à la présentation de Secrets d'actualité sur M6, mais préfère rester sur I-Télé[48]. De même, pour ne pas rater l'élection présidentielle, Samuel Étienne décline la proposition de France 3, qui lui propose d'animer la nouvelle émission de débat culturel quotidien Ce soir (ou jamais !), finalement confiée à Frédéric Taddéi[49].
En , Harry Roselmack, qui anime le journal du midi sur Canal+ et La Grande Édition à 18 h, rejoint TF1 et LCI pour devenir le remplaçant de Patrick Poivre d'Arvor à la présentation du journal de 20 heures et présenter le magazine hebdomadaire Sept à huit avec Anne-Sophie Lapix ainsi qu'un journal de 30 minutes, du lundi au jeudi, à 18 h sur LCI[50].
En , Guillaume Durand, présentateur de La Grande Édition, la suite de 18 h 30 à 19 h 30, quitte lui aussi I-Télé pour respecter une clause d'exclusivité avec France 2[51]. Christophe Barbier, éditorialiste politique dans la matinale et débatteur dans Ça se dispute, rejoint, pour sa part, LCI afin d'y proposer chaque matin un éditorial et une interview[52]. Toujours à la fin de la saison 2006, l'émission Postface disparaît de l'antenne, d'où le départ involontaire de Laurent Seksik (ex-journaliste du magazine l'Express).
En , Thomas Hugues arrive de TF1 pour présenter 1 h 30 chrono du lundi au vendredi de 18 h à 19 h 30[53], aux côtés de Claire-Élisabeth Beaufort (puis Maya Lauqué à partir de début 2007). Il reprend la tranche horaire d'Harry Roselmack et Guillaume Durand pour proposer « un tour complet de l’actualité nationale et internationale en 90 minutes ». En remplacement de Christophe Barbier, Nicolas Domenach, journaliste à Marianne, présente l'éditorial politique dans i>Matin et débat avec Éric Zemmour, dans Ça se dispute[54]. La présence d'Éric Zemmour est dès lors synonyme de records d'audience. Ça se dispute est ainsi la seule émission qui permet à i>télé de devancer son concurrent BFMTV[55].
Décembre 2006 : censure ou auto-censure sur le blog de Laurent Bazin ?
[modifier | modifier le code]D' à , Laurent Bazin publie un blog sur l'actualité. Ce blog est extérieur à I-Télé, tout en disposant d'un lien sur le site officiel de la chaîne.
En , à la demande de la direction d'I-Télé, Laurent Bazin supprime l'un de ses éditoriaux[56],[a], évoquant un déjeuner collectif organisé par I-Télé[58] réunissant la direction de la rédaction, ses journalistes politiques et Nicolas Sarkozy (ministre de l'Intérieur, président de l'UMP et candidat à la présidentielle). Selon le récit de Laurent Bazin, Nicolas Sarkozy se plaint ouvertement de « ne pas être épargné » par la chaîne d'information. Devant la direction de la chaîne, il remet ensuite ouvertement en question l'objectivité de l'ensemble des journalistes français qu'il définit sociologiquement comme « 2/3 à gauche, 1/3 à droite ».
Laurent Bazin explique le retrait de cet éditorial : « J'ai fermé mon blog en février, deux mois après l'affaire, à un moment où il devenait très compliqué d'être à la fois l'animateur et le présentateur d'une tranche matinale d'information sur iTélé (c'est-à-dire le représentant d'une rédaction et d'une chaîne) et un éditorialiste solitaire dans un coin de la blogosphère. »[59] Fin , Laurent Bazin annonce sa décision de fermer son blog[59]. Il cesse la présentation du Franc Parler en , où Thomas Hugues le remplace à partir de .
Au printemps , la presse évoque une possible fusion des chaînes d'information en continu LCI et I-Télé[60]. Le relatif succès de BFM TV inquiète les dirigeants des groupes TF1 et Canal+ : cette nouvelle venue réalise alors d'assez bons résultats d'audience sur la TNT en dépit d'un budget annuel de seulement 15 millions d'euros. Le fait qu'I-Télé reste la seule chaîne gratuite de Canal+, groupe spécialisé dans la télévision payante, est un autre argument stratégique en faveur de ce scénario. Patrick Le Lay, président du groupe TF1, dément néanmoins tout projet de fusion[61].
Mai 2007 : polémique autour d'un débat avorté lors de l'élection présidentielle
[modifier | modifier le code]Le Conseil supérieur de l'audiovisuel dément dans un communiqué toute consultation de la part de Canal+ sur cette question et souligne la liberté éditoriale de ces chaînes[62]. Après la publication de ce démenti, Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, justifie cette décision : selon lui, Canal+ ne dispose pas de suffisamment de temps d'antenne en clair à proposer à Nicolas Sarkozy pour le rééquilibrage de son temps de parole.
Le débat télévisé se tient finalement, le samedi mais sur la chaîne concurrente BFM TV et la station de radio RMC[63].
Septembre 2007 : suppression de magazines pour un nouveau recentrage sur l'info et plan d'économie
[modifier | modifier le code]En , la chaîne lance deux nouvelles grandes sessions d'information : Actu midi de 12 h à 14 h, animée par Olivier Benkemoun avec Valentine Desjeunes (les journaux) et Info soir entre 22 h et 23 h, orchestrée par Nicolas Charbonneau et Priscilia de Selve (les journaux)[64].
Toujours présentée par Laurent Bazin et Nathalie Iannetta, i>Matin débute dès 6 h 30[65].
Poursuivant la présentation de 1 h 30 chrono et avec Stéphane Paoli et Raphaëlle Bacqué de l'interview politique Le Franc Parler en partenariat avec France Inter et Le Monde[64], Thomas Hugues anime également Ça chauffe, une émission hebdomadaire dédiée à l'environnement et au développement durable[66]. Christophe Beaugrand anime I>Net, une rubrique consacrée à Internet dans l'émission 1 h 30 chrono[67].
En revanche, deux rendez-vous de type talk — N'ayons pas peur des mots du mardi au vendredi à 19 h 34 et Ça se dispute en fin de semaine — restent à l'antenne[68].

Valérie Lecasble présente ensuite, en comité d'entreprise, un plan d'économie accompagné d'un recentrage sur l'information[69]. Quatorze départs volontaires sur 145 salariés sont notamment programmés afin de réaliser 6 millions d'euros d'économie pour un budget annuel de 37 millions d'euros en 2007 (contre 42 millions d'euros en 2006[70]). Il s'agit du troisième plan social de la chaîne depuis sa création après celui de (lors de la fusion Vivendi-Canal+) puis de . Alors que la société des journalistes (SDJ) de la chaîne est réactivée[71].
En , les syndicats organisent un vote à bulletin secret[72].
En , Tania Young, présentatrice météo et chroniqueuse dans 1 h 30 chrono, quitte, elle aussi, la chaîne I-Télé pour rejoindre France 2 où elle remplace Patrice Drevet[73].
À la fin de la saison 2007-2008, Aymeric Caron, présentateur dans le 8/10 I-Matin Week-End, quitte la chaîne « de sa propre initiative » dans le cadre du plan de départs volontaires engagé en 2007[74].
2008-2012 : une nouvelle formule avec l'arrivée de Pierre Fraidenraich
[modifier | modifier le code]Mai 2008 : remplacement de la direction
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À la fin du mois de , notamment en raison des mauvais résultats d'audience de la chaîne face à sa concurrente BFM TV, Valérie Lecasble est remerciée par la direction de Canal+[75],[76] et le directeur de la chaîne InfoSport, Pierre Fraidenraich lui succède à ce poste[réf. souhaitée]. De même, le directeur de la rédaction, Bernard Zekri, est remplacé par Thierry Thuillier, jusqu'alors rédacteur en chef du journal de 20 heures sur France 2[77].
Quittant le groupe Canal+, Samuel Étienne rejoint, en , la chaîne publique France 3 pour présenter un magazine politique[78], l'émission N'ayons pas peur des mots s'arrête à la fin de la saison.
En , Thomas Hugues quitte également I-Télé pour se « consacrer à sa société de production »[79] et présenter une émission sur les médias sur la chaîne publique France 5. Enfin, Claire Fournier, présentatrice des émissions économiques quotidiennes sur I-Télé, rejoint, elle aussi, France 5 pour succéder à Carole Gaessler à la présentation de C'est notre affaire[80]. Nathalie Iannetta quitte I-Télé pour revenir sur Canal+ afin de remplacer Hervé Mathoux à la présentation de L'équipe du dimanche, émission devant initialement être reprise par Alexandre Ruiz, qui rejoint finalement la station de radio Europe 1[81].
Septembre 2008 : lancement d'une nouvelle formule pour redresser l'audience
[modifier | modifier le code]L'objectif annoncé consiste à redresser l'audience de la chaîne face à BFM TV pour lui permettre de retrouver son rang de « première chaîne info de France »[82]. « Si ce n'est pas le cas en septembre 2009, ce sera un échec », déclare alors le nouveau directeur, Pierre Fraidenraich[83].
De 6 h à minuit, la chaîne propose un rappel de titre tous les quarts d'heure et un journal en direct toutes les demi-heures. Laurent Bazin et Sonia Chironi animent la matinale (de 6 h à 10 h), Jean-Jérôme Bertolus et Valentine Desjeunes celle du midi (de 12 h à 14 h)[83]. Succédant à Thomas Hugues et Samuel Étienne dans les cases de 1 h 30 chrono et N'ayons pas peur des mots, Nicolas Demorand prend les commandes de la tranche 18 h - 20 h avec Maya Lauqué en animant notamment À propos, un débat de 19 h 30 à 20 h. Le journaliste continue à présenter en parallèle la matinale de la radio France Inter[84]. Thierry Dugeon reprend, quant à lui, avec Claire-Élisabeth Beaufort, Le 22:30 entre 22 h 30 et minuit, succédant à Nicolas Charbonneau qui devient rédacteur en chef. 3 jours plus tard, Le 22:30 devient Le 22:30-Minuit.
Dans Cinq dates, une vie, Laurence Katché interroge en voix off une personnalité sur les cinq dates historiques qui l'ont marquée[85]. Réalisé en partenariat avec l'Institut national de l'audiovisuel, l'émission est découpée en cinq épisodes de six minutes diffusés chaque jour de la semaine. Par ailleurs, le service des sports de Canal+ propose 20 h Foot du lundi au vendredi à 20 h. En complément du journal du soir sur Canal+, Florence Dauchez propose un entretien avec un invité dans Le grand témoin, diffusé notamment à 20 h 45.
Le week-end, Thomas Joubert anime la matinale (7 h - 10 h), tandis que Thomas Thouroude prend en charge la tranche 18 h - minuit avec Cécile Delarue (les journaux) et François Pinet (journal des sports)[86]. Chaque samedi, un journal des régions est proposé ainsi que Les points sur les i, un débat animé par Nicolas Beytout à 12 h 30[83]. Le franc parler, entretien politique diffusé chaque lundi soir sur I-Télé et France Inter, est remplacé par Dimanche soir Politique, diffusé le dimanche entre 17 h 5 et 17 h 45, toujours en partenariat avec Le Monde. Pour interroger l'invité, Jean-François Achilli succède à Stéphane Paoli pour la station publique et Michel Dumoret (et non Thierry Thuillier, comme annoncé initialement) remplace Thomas Hugues pour la chaîne d'information[87]. Le week-end est également ponctué par plusieurs rendez-vous consacrés aux courses hippiques[88].
À partir de , Thomas Joubert (Lorraine Denis à partir de ) anime du lundi au vendredi C'est au top, un magazine de cinq minutes sur l'actualité culturelle[89] alors qu'I-Télé supprime de sa grille les émissions -Reportage et Combinaison gagnante, puis l'émission Cinq dates, une vie en janvier[90].
Janvier 2009 : ajustements dans la grille
[modifier | modifier le code]À la rentrée de , I-Télé réalise divers ajustements dans sa grille, notamment dans la matinale et la tranche de la mi-journée et entend proposer tous ses journaux en direct de 6 h à 0 h 15. La chaîne retouche également ses décors et son bandeau défilant en bas de l'écran.
Thomas Thouroude et Laurie Milliat-Desorgher prennent en charge la tranche d'informations du matin de 6 h à 10 h[91] au sein de laquelle Laurent Bazin propose un éditorial à 7 h 46 suivi du match des éditorialistes à 8 h 15 puis d'une interview à 8 h 45. Laurent Bazin anime également en fin de matinée Arrêt sur infos[92].
Valentine Desjeunes et Alexandre Ifi reprennent la présentation de la tranche 12 h - 14 h, tandis que Jean-Jérôme Bertolus anime Les échos de l'éco, un journal de l'économie à 20 h 46, en partenariat avec le quotidien Les Échos[93],[94].

Un remaniement est également annoncé pour la tranche 18 h - 20 h : un grand journal présenté par Maya Lauqué est proposé de 18 h à 19 h, avant une interview de 19 h 10 à 19 h 30, puis un débat jusqu'à 20 h orchestré par Nicolas Demorand[95].
Toujours présentée par Thierry Dugeon et Claire-Élisabeth Beaufort, l'édition du soir s'allonge d'une demi-heure de 22 h à 0 h[91].
Enfin, en journée, un JT décalé présenté par Céline Bosquet propose des informations insolites[96].
En , Philippe Dana quitte le groupe Canal+ afin de créer une société de production. Il travaille pour la chaîne cryptée depuis sa création en 1984 et rejoint I-Télé en 2001 comme responsable du service culturel. Au mois d'avril, Nicolas Charbonneau, ancien présentateur devenu rédacteur en chef, quitte lui aussi I-Télé pour devenir rédacteur en chef du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Fin avril, Nicolas Demorand cesse sa collaboration avec I-Télé en évoquant une actualité chargée sur France Inter entre le festival de Cannes et les élections européennes[97]. Maya Lauqué le remplace à la tête du 18-20 avec à ses côtés Sonia Chironi pour les journaux. Au même moment, Paul Lefèvre[98], François de Closets rejoignent la chaîne[99].
Septembre 2009 : « accélérer le virage éditorial »
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À la rentrée de , I-Télé se dote d'un nouveau décor et entend « accélérer le virage éditorial pris depuis un an », selon les mots de Thierry Thuillier, directeur de la rédaction[100]. Un an après son arrivée à la direction de la chaîne, Pierre Fraidenraich prend acte du fait que BFM TV reste alors la première chaîne d'information en continu malgré sa promesse de faire remonter les résultats d'audience d'I-Télé et dépasser celles de sa concurrente[101] : « Pari perdu, j'ai été trop optimiste mais nous avons progressé de 90 % en parts de marché et reste convaincu que nous y arriverons. »
En , quittant France 3 où elle présente le 19/20 depuis quatre ans, Audrey Pulvar rejoint I-Télé pour animer Audrey Pulvar Soir dans la tranche 18 h - 20 h avec Sonia Chironi à la présentation des journaux[102],[103]. Le dimanche de 17 h à 18 h, Audrey Pulvar anime aussi une interview politique avec Nicolas Beytout[104],[105].
Le 20 h Foot reste à l'antenne et Thierry Dugeon poursuit la présentation de la tranche 22 h - 0 h Le Point sur l'Info, dont les journaux sont désormais assurés par Céline Bruneau, venue de la chaîne d'information internationale France 24[106].
Le météorologue Louis Bodin rejoint la chaîne pour y animer la météo[107]. À compter de cette période, pour ses bulletins météorologiques, I-Télé a désormais recours, comme la plupart des médias français, aux prévisions de Météo-France[108] (par exemple, météorologiste Thierry Fréret présenté la météo dans le 6/9 Matinale de l'Info).
Après Thomas Joubert, Julian Bugier, jusqu'alors chroniqueur économique sur la chaîne concurrente BFM TV, prend en charge Info Matin Week-End, le samedi et le dimanche de 7 h à 11 h 30[109]).
Le samedi, l'émission Ça se dispute est maintenue pour sa septième saison sur l'antenne d'I-Télé, mais change de présentateur : poursuivant son éditorial, son match des éditorialistes puis son interview dans la matinale en semaine, Laurent Bazin succède à Victor Robert pour l'animation de ce débat entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach[106]. Le dimanche, Laurent Bazin présente en outre Coup de com pour décrypter la communication dans la sphère publique[110].
En , après LCI Radio créée par la chaîne de télévision éponyme en , I-Télé lance officiellement sa webradio en partenariat avec le bouquet de radios numériques Goom Radio[111]. Cette station baptisée « I-Télé la Radio » reprend essentiellement les programmes diffusés sur la chaîne de télévision, mais propose sa propre émission entre 17 h et 19 h[112]. Diffusée sur Internet grâce à la technologie de la lecture en continu, elle est présentée comme « la première radio d'information à la demande sur le Web », chaque internaute pouvant construire sa propre liste de lecture[113].
En , l'émission Midi sports présentée le samedi et le dimanche par Jean-Philippe Lustyk est arrêtée[114]. En , Maya Lauqué reprend seule la présentation de la tranche 12 h - 14 h, à la suite du départ de Benjamin Vincent « d'un commun accord » avec la chaîne[115]. Le JT décalé de Céline Bosquet intègre cette tranche : diffusé vers 13 h, Le Grand JT Décalé propose notamment des images insolites et une chronique de l'imitateur Rémy Marceau, qui intervient déjà sur « I-Télé La Radio »[116].
À partir de , l'émission de débat autour du football On refait le martch créée et présentée par Eugène Saccomano sur la station de radio RTL, est diffusée tous les lundis après 20 h Foot[117]. Quelques semaines plus tard, Louis Bodin quitte la chaîne pour présenter les bulletins météo de TF1[118] : venu d'Europe 1, Thierry Fréret lui succède à partir du mois de juin[119].
Pour la Coupe du monde de football de 2010, Pascal Praud, déjà débatteur dans On refait le match, rejoint la chaîne pour présenter notamment L'œil de Praud tous les matins et 13H Foot le midi à la place du Grand JT Décalé[120]. De même, l'international français Jean-Alain Boumsong devient consultant[121] et Victor Robert, présentateur sur Canal+, anime un débat 60 millions de sélectionneurs du lundi au vendredi de 18 h à 19 h[122]. Tout au long de la journée, la chaîne d'information met en place plusieurs rendez-vous autour de cet évènement sportif, avec pour consultant : « nous avons créé un réflexe sport sur I-Télé, explique alors Thierry Thuillier, le directeur de la rédaction. À nous de gagner des points dans ce domaine durant la Coupe du Monde »[123].
En , Laurent Bazin quitte I-Télé pour rejoindre la station de radio RTL et co-animer RTL Midi à la rentrée 2010[124]. Avant l'été, Céline Bosquet, présentatrice du JT décalé, rejoint M6 pour devenir remplaçante à la présentation du journal Le 19:45 les week-ends[125].
Albert Ripamonti, directeur adjoint de la rédaction de la chaîne d'information internationale France 24, le remplace quelques semaines plus tard[126].
Septembre 2010
[modifier | modifier le code]À la rentrée 2010, Olivier Galzi, présentateur sur France 2, notamment des journaux de Télématin, rejoint I-Télé pour présenter La Matinale de l'Info de 6 h à 9 h avec Amandine Bégot aux journaux[127], tandis que Thomas Thouroude rejoint Canal+ pour présenter l'émission hebdomadaire L'Équipe du dimanche[128]. La matinale est ponctuée par des débats entre le fondateur de Reporters sans frontières, Robert Ménard, et le journaliste politique Claude Askolovitch, le premier assurant par ailleurs une revue de presse et le second un éditorial politique[129]. En journée, Anne Solenne Hatte succède à Céline Bosquet à la présentation du JT décalé[130].
Sept jours sur sept, I-Télé diffuse L'édition permanente de 9 h à 12 h avec Mélanie Gambier et de 14 h à 17 h avec Valentine Desjeunes en semaine, aussi de 12 h à 18 h avec Claire-Elisabeth Beaufort du week-end. Cette émission est rediffusée entre minuit et 6 h sur I-Télé La Radio.
En fin d'après-midi, une nouvelle tranche est créée entre 17 h et 19 h : L’info sans interdit est présentée par Julian Bugier et Sonia Chironi avec la participation de Robert Ménard[130]. Nouvelle présentatrice de la tranche 6 h - 7 h sur France Inter, Audrey Pulvar poursuit sa collaboration avec I-Télé mais réduit son émission à une heure de 19 h à 20 h[131]. Après la coupe du monde de football, Pascal Praud continue à intervenir sur la chaîne en reprenant la présentation de 20 h Foot, allongé à 45 minutes quotidiennes et en animant 13H Foot, un nouveau rendez-vous sur le même concept[132] au sein de la tranche 12 h - 14 h présentée par Maya Lauqué. Toujours en semaine, la tranche de Thierry Dugeon, Le Point sur l'Info, avec Nelly Daynac aux journaux, s'allonge d'une heure de 21 h à 0 h[133].
Le week-end, Jean-Baptiste Boursier succède à Julian Bugier à la présentation dans le 7/12 Info Matin Week-end accompagné de Claire Arnoux pour les sports[134] alors que Valérie Amarou et Stefan Etcheverry, venus de Canal+, reprennent la présentation des soirées du week-end entre 18 h et 0 h, avec la nouvelle émission entre 23 h et 0 h : Multifoot, un grand journal de football[135],[136]. À partir du mois d'octobre, Jean-Marc Sylvestre, ancien spécialiste de l'économie sur TF1 et LCI, présente le dimanche Les Clés de l'Éco, un magazine sur l'économie en partenariat avec le quotidien Les Échos[137].
En , la direction d'I-Télé décide de suspendre d'antenne Audrey Pulvar par souci d’éthique à la suite de l'annonce par son compagnon Arnaud Montebourg de sa candidature aux primaires socialistes en vue de l'élection présidentielle française de 2012. L’info sans interdit de Julian Bugier et Sonia Chironi est alors prolongée jusqu'à 20 h[138]. Quinze jours plus tard, Audrey Pulvar revient à l'antenne pour une interview de 10 minutes à 19 h 40[139], mais ce rendez-vous est supprimé à la fin de l'année[140]. Fin janvier, elle revient à l'antenne d'I-Télé pour animer à 11 h 40 Arrêt sur l’info, un débat sur des sujets de société sans intervenant politique[141].
À partir de , l'interview matinale de Guillaume Durand sur Radio Classique est diffusée également sur I-Télé. Présent quatre ans auparavant sur la chaîne, Guillaume Durand coprésente En route vers la présidentielle avec Michaël Darmon, chroniqueur politique sur I-Télé[51]. Une semaine plus tard, une autre émission est lancée, également dans la perspective de l'élection présidentielle française de 2012 : venue de France 24, Léa Salamé présente avec Michel Dumoret, chef du service politique, Élysée 2012 du lundi au vendredi à 21 h 15[142].
En , à la suite de désaccords avec le directeur de la rédaction, Thierry Dugeon démissionne de la chaîne[143]. Jean-Baptiste Boursier, qui lui succède, est lui-même remplacé, en avril, par Leïla Kaddour-Boudadi à la matinale du week-end[144].
Le , I-Télé lance un nouvel habillage et se dote d'un nouveau décor[145]. Les différentes tranches horaires sont renommées : La Matinale de l'Info » Le 6-9, Le Forum de l'Info » Le 12-14, L'Info sans Interdit » Le 17-20 & Le Point sur l'Info » Le 21-0.
En , Julian Bugier quitte la chaîne pour rejoindre France 2 et devenir le remplaçant de Laurent Delahousse à la présentation des journaux du week-end[146]. Maya Lauqué présente la soirée (17 h - 20 h) avec Sonia Chironi. Jean-Baptiste Boursier rejoint BFM TV, la chaîne concurrente d'I-Télé, pour présenter les journaux télévisés du soir[147]. De même, Audrey Pulvar quitte la chaîne à la fin de la saison[148] pour intégrer l'émission On n'est pas couché présentée par Laurent Ruquier sur France 2.
Rentrée de septembre 2011
[modifier | modifier le code]À la rentrée de , succédant à Olivier Galzi, Denis Girolami, jusqu'ici animateur de la pré-matinale sur la station de radio RTL, reprend la présentation de la matinale d'I-Télé, Le 6-9[149], en compagnie de Maya Lauqué[150]. Pendant l'été 2011, Christophe Barbier quitte LCI et revient sur I-Télé pour présenter dans la matinale un éditorial et animer l'interview politique, un billet d'humeur et un zapping politique[151]. Nelly Daynac, Claire-Élisabeth Beaufort et Florent Peiffer présentent en alternance L'Édition Permanente en journée[152].
Marc Fauvelle, animateur de la matinale de France Info, rejoint la chaîne pour présenter la tranche entre 17 h et 20 h[153], avec Léa Salamé[150].
Le week-end, Olivier Galzi, écarté de la matinale, présente les soirées de 18 h à minuit[154] aux côtés d'Isabelle Moreau. À partir d', Olivier Galzi présente aussi un magazine de décryptage de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2012, CQFD – Ce qu'il fallait décrypter, le samedi de 10 h 15 à 11 h[155].
I-Télé s'associe avec la station de radio Europe 1 pour deux émissions politiques communes : le mercredi de 19 h à 20 h, Arlette Chabot et Michaël Darmon arbitrent un débat entre deux personnalités politiques Expliquez-vous[156] et le dimanche de 10 h à 11 h, Le Grand Rendez-vous est une interview présentée par Jean-Pierre Elkabbach, avec Michaël Darmon et en partenariat avec le quotidien Le Parisien[157].
Mi-, I-Télé modifie une partie de son habillage et notamment sa barre d'informations[158].
2012-2015 : Cécilia Raguenau est directrice générale
[modifier | modifier le code]Janvier 2012 : définition d'une stratégie éditoriale
[modifier | modifier le code]En , Cécilia Ragueneau, devenue sept mois plus tôt directrice générale adjointe après une dizaine d'années au sein du groupe Canal+, devient directrice générale en remplacement de Pierre Fraidenraich lequel devient directeur des acquisitions du pôle sport de Canal+[159].
Rodolphe Belmer, directeur général adjoint du groupe Canal+, lui donne mission de différencier I-Télé de sa concurrente BFM TV : la chaîne ne doit pas « être Fox News », laquelle vise un auditoire populaire, mais plutôt cibler prioritairement les catégories socio-professionnelles supérieures[160]. Cécilia Ragueneau doit résolument orienter la stratégie éditoriale vers le « hard news » en renforçant les sujets économie, actualité internationale et politique. Le modèle visé s'approche de celui de l'américaine CNN[161]. Pour sa part, Albert Ripamonti est maintenu à son poste de directeur de la rédaction.
Mais en , Albert Ripamonti annonce quitter ses fonctions[162]. Il est remplacé par Céline Pigalle, rédactrice en chef de La Matinale sur Canal+, à la direction de la rédaction[163].
À la rentrée 2012, la chaîne entend se différencier de BFM TV « avec une ligne exigeante sur la qualité de notre information » selon Cécilia Ragueneau, en visant le décryptage, l'analyse et le débat[164].

En semaine, Amandine Bégot et Jérôme Bermyn, venu de France 2, reprennent la présentation de la matinale de 6 h à 9 h[165]. Christophe Barbier rempile pour son éditorial politique, son zapping politique et son interview : Le Face à Face, Valérie Casanova propose le meilleur de l'actualité culturelle, Jérôme Libeskind pour l'information économique et Virginie Valentini-Poirier les sports. En journée, L'Édition Permanente est présentée par Claire-Élisabeth Beaufort et Mikaël Guedj le matin puis Nelly Daynac et Denis Girolami l'après-midi[166]. En soirée, Léa Salamé et Marc Fauvelle présentent L'Édition du Soir, de 18 h à 22 h, incluant l'émission 20H Foot de Pascal Praud et François Pinet[167] ainsi qu'un débat quotidien de 21 h 15 à 22 h, ONVPSM - On ne va pas se mentir. L'interview de Robert Ménard est supprimée[168]. Olivier Galzi succède à Victor Robert à la présentation de La Grande Édition[169], avec Maya Lauqué[165] pour les journaux, de 22 h à minuit.
Le week-end, Florent Peiffer et Isabelle Moreau présentent Info matin de 7 h à 10 h[170]. Alice Darfeuille, Soizic Boisard et Patrice Boisfer présentent ensuite les journaux de L'Édition permanente[171], entrecoupée de magazines comme L'Hebdo de l'Éco de Jérôme Libeskind ou L’Hebdo des Médias de Matthias Gurtler, venu de TPS Star avec son émission Telle est ma télé[165]. 13H Foot n'est plus décliné qu'en émission dominicale[172]. Du vendredi au dimanche, Sonia Chironi, présente Info Soir à partir de 20 h, avec Antoine Genton venu de RFI[173].
Septembre 2013 : « grille de combat », têtes d'affiche et décryptage
[modifier | modifier le code]Le , la chaîne quitte son siège social historique situé à Paris près de la Gare Montparnasse et du Jardin Atlantique pour rejoindre le pôle des chaînes gratuites du Groupe Canal+, composé de D8 et de D17, se trouvant à Boulogne-Billancourt. Pour l'occasion, la chaîne se dote d'un nouveau plateau ouvert sur l'extérieur et dont la régie technique ainsi que le centre d'information sont visibles[174]. Dès lors, la chaîne est diffusée en haute définition sur Canalsat[175].
Pour concurrencer BFM TV qui ouvre l'antenne à 4 h 30 du matin pour Première Edition, I-Télé commence désormais à 5 h, à partir du , avec une pré-matinale, Dès 5 h - L'info qui se lève tôt présenté par Pascal Humeau et Anaïs Castagna (Florence O'Kelly jusqu'en ) avec notamment l'édito politique de Christophe Barbier. Bruce Toussaint fait son retour sur la chaîne de 7 h à 10 h avec #Teamtoussaint - La matinale info aux côtés d'Amandine Bégot pour les journaux et la revue de presse. Ils sont entourés d'une équipe de spécialistes pour décrypter, dans chacun de leur domaine, l’actualité : Marie Colmant (culture), Thierry Fréret (météo), Christophe Barbier (interview et zapping politique), Nicolas Bouzou (économie), Stefan Etcheverry (sport) et Christine Ockrent (politique internationale). De 10 h à 18 h, La Newsroom - L'Info au cœur de la rédaction remplace L'Édition permanente présentée par alternance par Nelly Daynac, Sonia Chironi, Romain Desarbres et Clément Méric. À 18 h, l'ancienne présentatrice du journal de 20 heures de TF1, Laurence Ferrari, revient à l'information avec Tirs croisés - Ferrari, une tranche d'information à consonance politique, jusqu'à 19 h 30, en compagnie de Jean-Claude Dassier et Audrey Pulvar qui interviewent avec elle l'invité politique. 20H FOOT est reconduit entre 19 h 30 et 20 h 30 toujours avec Pascal Praud et François Pinet. À 20 h 30, Léa Salamé reprend la deuxième partie de ce qui était l'année précédente L'Édition du Soir, avec 100% Info - ONVPSM, un grand journal de 30 minutes à 20 h 30 puis à 21 h 15, ONVPSM - On ne va pas se mentir, le débat du soir entre 4 personnalités politiques, journalistes ou de la société civile. À 22 h, Olivier Galzi conserve sa tranche horaire, renommée Galzi jusqu'à minuit - Le Grand Décryptage, désormais en compagnie de Caroline Delage, à la suite du départ de Maya Lauqué pour France 5.
Le week-end, I-Télé diffuse 4 grands carrefours de l'info : le 7/11 La Matinale Week-End avec Isabelle Moreau et Florent Peiffer ; le 11/18 La Newsroom Week-End avec Soizic Boisard (17/18), Patrice Boisfer (13/14 + 15/17) et Claire-Elisabeth Beaufort (11/13 + 14/15) ; le 18/0 Intégrale Week-End avec Alice Darfeuille et Antoine Genton (soutient Soizic Boisard sur le 20/22), accompagné désormais de Julien Pasquet pour actualité sportive ; et le 0/0:30 Le Journal de la Nuit avec Alice Darfeuille[176].
À la suite du départ de Maya Lauqué, l'émission de débat entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach, Ça se dispute est confiée à Léa Salamé, remplaçant CQFD le vendredi à 21 h 15. Le , I-Télé organise une édition spéciale de cette émission à l'occasion de son 10e anniversaire[177]. CQFD est désormais programmé le samedi à 10 h 15. Le Grand Rendez-Vous est reconduit le dimanche à 10 h 15 avec comme partenaire presse Le Monde et non plus Le Parisien. L'Hebdo de l'Éco et L'Hebdo des Médias, renommés en Semaine des Médias sont aussi reconduits.
Par la même occasion, I-Télé dévoile un nouveau logo qui est mis en place à la même date, le lundi [178].
Rentrée 2014 : stabilité et continuité
[modifier | modifier le code]La rentrée est fixée au . La grille est majoritairement très stable et l'ensemble des émissions, à l'exception de La Semaine des Médias, sont reconduites.
Léa Salamé partie rejoindre l'équipe de Laurent Ruquier dans On n'est pas couché sur France 2 ainsi que Le 7/9 de Patrick Cohen sur France Inter, elle est remplacée par Audrey Pulvar à 100% Info - ONVPSM renommé Le JT d'Audrey Pulvar - ONVPSM[179]. Elle récupère aussi un nouveau rendez-vous politique, 18 h Politique, le dimanche soir de 18 h à 20 h. Pascal Praud reprend Ça se dispute[180].
Isabelle Moreau remplace Anais Castagna à Dès 5 h et est remplacée par Alice Rougerie à La Matinale Week-End. Florent Peiffer récupère CQFD et présente un nouveau magazine international DM2A - D'un monde à l'autre. Claire Fournier rejoint la #TeamToussaint en remplacement de Nicolas Bouzou.
Lucas Menget, rédacteur en chef adjoint chargé des reportages, incarne, depuis le , un rendez-vous ponctuel de reportages, le Document i-Télé. Le , Olivier Ravanello crée un nouveau magazine de géopolitique, Vous Président, le dimanche à 21 h 10.
Le , Cécilia Ragueneau et Céline Pigalle, directrice de la rédaction prennent la décision de mettre fin à leur collaboration avec le journaliste Éric Zemmour, à la suite de l'interview que celui-ci a donnée au journal italien Corriere della Serra[181]. En , iTélé est condamnée à verser 50 000 euros au journaliste pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel »[182].
2016 : Reprise par Vincent Bolloré, grève historique et renommage en CNews
[modifier | modifier le code]L'arrivée de LCI sur la TNT gratuite le s'inscrit dans un contexte déjà délicat pour I-Télé. Après l'arrivée de Guillaume Zeller, conservateur et catholique traditionaliste à la tête de la chaîne à la rentrée 2015[183], Serge Nedjar[184] devient président d'I-Télé en . Cette nomination suscite l'inquiétude de la rédaction et intervient dans un contexte de forte instabilité : Olivier Ravanello, président de la SDJ, parle même d' « autogestion » devant l'absence de stratégie de la direction de la chaîne[184]. Finalement, le , les journalistes d'I-Télé votent à 89,5 % une motion de défiance envers leur direction[185]. Plus tard, le vers midi, la chaîne entre en grève, les salariés protestent contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2016. Le groupe prévoit 70 suppressions d'emploi sur les 220 que compte la chaîne, et annonce ne pas vouloir renouveler 52 CDDU (contrat à durée déterminée d'usage)[186].
Le , Cécilia Ragueneau, directrice générale de la chaîne depuis , et Céline Pigalle, directrice de la rédaction et directrice de l'information du groupe Canal+ depuis , sont licenciées[187] et remplacées par Philippe Labro et Guillaume Zeller[188].
En , le groupe Canal+ confirme l’arrivée sur I-Télé de Jean-Marc Morandini touché par deux enquêtes préliminaires, l'une pour « corruption de mineurs aggravée » et l'autre pour « harcèlement sexuel et travail clandestin ». La Société des journalistes d’i-Télé demande l'annulation de cette décision en votant, à 92%, une motion de défiance à l'encontre de la direction pour protester contre ce recrutement[189]. La chaîne, restant sur sa décision, invite les journalistes qui le souhaitent à démissionner en invoquant une « clause de conscience »[190].
Entre octobre et novembre, I-Télé va connaitre la plus longue grève de l'audiovisuel français depuis 1968[191] et la plus longue grève d'un média audiovisuel privé en France[192] avec 31 jours de grève[193]. Ce conflit est motivé par l'absence de ligne éditoriale de la chaîne depuis plusieurs mois, par la réduction drastique des moyens, par l'indépendance de la rédaction ainsi que par la mise à l'antenne, malgré la grève, de l'émission de Jean-Marc Morandini, Morandini Live, entre 18 h et 19 h. Le CSA est saisi de ce cas, et une vague de soutien[194] touche la chaîne d'information, que ce soient des journalistes ou encore des politiques.
Le , deux des copropriétaires du groupe Le Monde, Matthieu Pigasse, actionnaire majoritaire des Inrockuptibles et de Radio Nova (dont le vice-président Bernard Zekri, ancien directeur de la rédaction d'I-Télé, assure la direction générale des deux médias) et Xavier Niel, PDG de l'opérateur télécom Free, se portent candidats pour acheter I-Télé en proie à des chutes d'audience[195] depuis le début de la grève.
Une fois la grève terminée, 100 journalistes sur 120, soit trois quarts de la rédaction, démissionnent de la chaîne empêchant celle-ci d'avoir l'effectif suffisant pour assurer le direct pendant les fêtes de fin d'année[196]. Le départ de Jean-Marc Morandini n'est pas obtenu mais les journalistes peuvent désormais refuser de travailler avec lui[197]. La composition du comité d’éthique annoncée fin décembre, dont deux des trois membres appartiennent au comité d’éthique de Canal+, n’est pas jugée convaincante par le CSA[196]. Une cinquantaine d'anciens journalistes de la chaîne crée en , le média en ligne Explicite[198], lequel change de formule en , pour s'orienter vers un média payant sur abonnement, sans publicité[199]. Cette publication s'arrête en 2019, faute de finances et de succès commercial[200].
La volonté de Vincent Bolloré consiste à créer une synergie au sein du groupe Canal+ en adoptant les codes de la maison mère. Ainsi, après avoir renommé D8 en C8, D17 en CStar, I-Télé doit devenir CNews. Son lancement prévu initialement en a été de nombreuses fois repoussé, notamment en raison de la grève qui a paralysé la chaîne.
Déficit chronique
[modifier | modifier le code]Depuis sa création, la chaîne enregistre un déficit de plusieurs millions d'euros[201],[202].
Identité de la chaîne
[modifier | modifier le code]Identité visuelle
[modifier | modifier le code]- Logo d'i>télévision du au .
- Logo d'i>télé du au .
- Logo d'i>télé du au .
- Logo d'i>télé du au .
Ligne éditoriale
[modifier | modifier le code]Évolution
[modifier | modifier le code]Selon sa convention avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel inititalement définie en 1999, « la programmation d'i>télévision est consacrée à l'information »[203]. La chaîne diffuse ses émissions 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.
À son lancement, en 1999, i>télévision se présente comme « la chaîne de la France exacte », concept opposé à celui de « la France profonde » par Noël Couëdel, alors directeur de la rédaction[8]. Avec un axe éditorial se rapprochant de celui « d'un quotidien populaire » sensiblement peu parisianniste[204], la chaîne entend intéresser les téléspectateurs sur le plan national.
À l'occasion de la fusion des rédactions d'i>télévision et de Canal+ en 2001, la chaîne renforce sa grille avec des magazines et des débats diffusés entre les journaux programmés toutes les demi-heures.
Rebaptisée I-Télé en 2002, le ton de la chaîne se veut « plus moderne et moins institutionnel » pour cibler les téléspectateurs âgés de 15 à 34 ans et les actifs qui intéressent les publicitaires (CSP+)[205].
Avec la mise en place en d'un « nouveau modèle éditorial » visant à reconquérir une certaine audience, notamment face à BFM TV, I-Télé abandonne la plupart de ses magazines pour se recentrer sur l'information. En , Pierre Fraidenraich, désormais directeur général, précise que cette nouvelle formule entend faire oublier les « bavardages » de la précédente version. Ainsi, I-Télé se veut désormais « plus réactive, plus événementielle, sortant plus de scoops », avec une antenne « en direct intégral entre 6 heures et 0 h 15 »[206]. En , Thierry Thuillier, directeur de la rédaction, promet d'« accélérer le virage éditorial pris depuis un an et de renforcer les valeurs identitaires de la chaîne : de l'info en continu et en direct et surtout de l'info qui a du sens »[100].

À la rentrée de , l'orientation éditoriale est une nouvelle fois modifiée. Sa nouvelle directrice générale, Cécilia Ragueneau, entend « apporter au téléspectateur de la valeur ajoutée »[169], à l'instar de la couverture de la campagne présidentielle couronnée par une audience significative. La place n'est alors plus à l'infodivertissement (mélange d'information et de divertissement), ni au « breaking news » continu (traitement de l'actualité à chaud)[169]. Le précédent positionnement axé à la fois sur l'information et le sport est abandonné[169]. Visant toujours la cible des cadres supérieurs, dite « CSP+ », I-Télé entend se différencier de sa concurrente directe BFM TV en proposant de décrypter les faits d'actualité[169].
Diffusion
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I-Télé, puis CNews, exploite la quasi-totalité des modes de diffusion et de communication, principalement en numérique :
- la TNT gratuite française sauf sur la TNT outre-mer.
- la télévision par satellite (à travers des bouquets payants comme Canalsat), y compris le bouquet français BIS Télévisions[207], après une longue absence[208] ;
- la télévision par câble (principalement en offre de base et en analogique) ;
- la télévision par ADSL ;
- la télévision via Internet (Télévision IP, Multicast, WebTV…)[209] ;
- la VOD[210] ;
- la télévision mobile personnelle[211] ;
- la téléphonie multimédias (GPRS, UMTS / 3G…).
Sur un plan international et à travers le réseau de diffusion des bouquets internationaux de Canalsat et Canal Overseas, la chaîne d'information couvre plusieurs continents (Europe, Afrique[212], Amérique, Océanie[213]…) pour toucher les populations francophones grâce aux satellites exploités[214].
En France, son taux de pénétration du marché, c'est-à-dire le pourcentage de foyers pouvant effectivement regarder la chaîne, est plus important que celui de ses concurrentes BFM TV et LCI[215]. En effet, BFM TV n'est pas disponible sur les réseaux câblés analogiques (Numericable), tandis que LCI n'est diffusée en clair sur la TNT française qu'à partir d'.
Néanmoins, avec l'abandon de la télédiffusion analogique pour passer à un mode « tout numérique » d'ici à 2011[216],[217], l'écart de couverture des foyers entre I-Télé et BFM TV devrait se réduire sensiblement.
En 2007, alors que la chaîne est reprise jusqu'alors dans les offres concurrentes (bouquet satellite TPS, les réseaux câblés et xDSL), I-Télé refuse d'être diffusée dans le bouquet BIS Télévisions (complémentaire du bouquet ABsat du même AB Groupe). Mi-2009, ce bouquet reprend cependant les seize autres canaux, soit dix-sept chaînes nationales gratuites de la TNT (les deux chaînes publiques parlementaires se partageant un canal unique).
Le , la chaîne I-Télé est officiellement retenue par le CSA, tout comme sa concurrente directe BFM TV et onze autres chaînes privées, dans le cadre de l'offre de télévision mobile personnelle (TMP) française[218].
Le , I-Télé commence sa diffusion au format HDTV sur le satellite (Canalsat) puis le , sur les réseaux xDSL (Freebox TV).
Audience
[modifier | modifier le code]Audience globale
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- BFM TV
- CNews
- LCI
- France Info
| Janvier | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Moyenne annuelle | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007 | 0,3 % | 0,3 % | |||||||||||
| 2008 | 0,3 % | 0,4 % | 0,3 % | 0,4 % | 0,4 % | ||||||||
| 2009 | 0,4 % | 0,5 % | 0,5 % | 0,7 % | 0,6 % | 0,6 % | 0,5 % | 0,5 % | 0,5 % | 0,6 % | 0,5 % | ||
| 2010 | 0,7 % | 0,6 % | 0,6 % | 0,7 % | 1,0 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,7 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,7 % | 0,7 % | |
| 2011 | 0,7 % | 0,8 % | 1,1 % | 0,8 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,9 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,8 % |
| 2012 | 0,8 % | 0,8 % | 1,0 % | 0,9 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,7 % | 0,7 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,8 % | 0,6 % | 0,8 % |
| 2013 | 0,8 % | 0,7 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,9 % | 0,7 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,8 % | 0,8 % | |
| 2014 | 0,8 % | 0,7 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,9 % | 1,0 % | 1,0 % | 0,9 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,9 % | 0,8 % | 0,9 % |
| 2015 | 1,2 % | 0,8 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,9 % | 1,0 % | 1,0 % | 0,9 % | 0,9 % | 0,9 % | 1,6 % | 1,0 % | 1,0 % |
| 2016 | 1,0 % | 0,9 % | 1,0 % | 1,0 % | 1,0 % | 1,1 % | 1,2 % | 0,8 % | 0,6 % | 0,4 % | 0,5 % | 0,8 % | |
Légende :
- Meilleur score mensuel de l'année.
- Meilleur score mensuel absolu et de l'année.
- Pire score mensuel de l'année.
Concurrence I-Télé et BFM TV (2008-2016)
[modifier | modifier le code]Dans une campagne lancée début , I-Télé se proclame pourtant « première chaîne d'information en France » en additionnant artificiellement les résultats d'audience de la TNT (où BFM TV arrive en tête) avec ceux du câble et du satellite (dominés par LCI). La chaîne revendique ainsi une couverture hebdomadaire de 7,3 millions de téléspectateurs (supérieure de 27 % à LCI, 55 % à BFM TV et 67 % à Euronews) et une part de marché moyenne (sur tous les supports) de 0,5 %. Mais ce slogan est considéré comme abusif par certains professionnels : l'audience globale d'I-Télé est mécaniquement plus forte par rapport à ses deux concurrentes, car la chaîne est présente sur davantage de supports de diffusion[215].
En , I-Télé se retire de l'étude Mediacabsat de Médiamétrie. Les résultats de l'étude désignent alors LCI comme la première chaîne d'information du câble et du satellite, avec une part de marché deux fois plus importante que celle d'I-Télé. La direction de la chaîne justifie ce choix par l'importance croissante de la TNT, où elle est pourtant toujours dépassée par BFM TV. En , I-Télé dépasse BFM TV en termes de part de marché sur la TNT. La chaîne a franchi pour la première fois de son existence le cap de 1 % de part d'audience sur la TNT au mois de , soit un doublement de son audience sur un an.
Au printemps 2007, BFM TV repasse devant I-Télé en audience sur la TNT. En , déçue des résultats d'audience tant sur la TNT, pour laquelle I-Télé est devancée par BFM TV, que sur le câble et le satellite, supports dominés par LCI, la directrice générale Valérie Lecasble demande à Médiamétrie de « fusionner » l'ensemble des études (Mediamat, TNT et Médiacabsat). Elle estime que seule une « audience globale » est pertinente. L'institut mesure jusqu'alors l'audience de la totalité des médias de manière séparée.
En , BFM TV exploite à l'antenne le slogan de « Première chaîne d'info sur la TNT » tandis qu'I-Télé maintient son slogan « Première chaîne d'info de France ». En , BFM TV lance une campagne publicitaire dans la presse, en se présentant comme la « 1re chaîne d'info sur la TNT » avec 11 224 370 téléspectateurs par semaine.
Au début de l'année 2008, alors qu'I-Télé subit un affaiblissement de son audience sur la TNT, les deux chaînes d'information se trouvent à égalité sur l'ensemble des modes de télédiffusion (analogique, TNT, câble et satellite) avec 0,3 % de part d'audience nationale selon Médiamétrie[219].
À partir de , BFM TV se définit comme « la 1re chaîne d'information de France, tous supports de réception confondus », en revendiquant sur le mois de mai « 0,4 % de part d'audience nationale, tous supports confondus contre 0,3 % pour I-Télé »[220].
En , le président-directeur général de BFM TV, Alain Weill, accuse le groupe Canal+ de « manipulation de mesure d'audience », via son bouquet de télévision par satellite Canalsat. La plupart des cinq millions de récepteurs s'allument alors automatiquement sur la chaîne I-Télé, ce qui, selon Alain Weill, va « biaiser » les chiffres d'audiences, notamment en faisant croître l'audience cumulée d'I-Télé[221],[222]. En , le tribunal de commerce de Nanterre ordonne en référé à Canalsat de mettre fin à ce dispositif sous vingt-quatre heures[223]. Si le groupe Canal+ estime que « sa liberté commerciale » autorise une telle pratique[224], la décision est confirmée en par la cour d'appel de Versailles[225].
Au mois de , en pleine Coupe du monde de football, I-Télé repasse temporairement, pendant un mois seulement, en tête de l'audience, tous supports confondus, en atteignant 1 % de part de marché nationale, un record en France pour une chaîne d'information en continu[226]. BFM TV (0,9 % d'audience nationale) reste toutefois la première chaîne d'information sur la TNT avec 1,2 % de part de marché contre 1,1 % pour I-Télé.
En , alors que l'actualité internationale est très chargée (intervention militaire en Libye, crise nucléaire au Japon ou encore crise ivoirienne), I-Télé enregistre un nouveau record avec une part d'audience nationale à 1,1 %, nettement inférieure toutefois à BFM TV qui fait un bond à 1,6 %[227].
En diffusant le deuxième débat de la primaire présidentielle socialiste de 2011 le , I-Télé enregistre un record avec une audience cumulée de 3,4 millions de téléspectateurs entre 18 h et 21 h 30, soit 4 % de part de marché, avec un pic d'audience à 20 h 40 à 1,1 million de téléspectateurs au même moment[228] et une moyenne de 600 000 téléspectateurs[229].
Budget et rentabilité
[modifier | modifier le code]Pour l'année , le budget d'I-Télé s'élève à 37 millions d'euros[69] contre l'équivalent de 24 millions d'euros (160 millions de francs) au lancement de la chaîne, en [8].
I-Télé est toutefois en déficit depuis sa création : avec une perte inférieure à 15 millions d'euros en 2007[230], le groupe Canal+ ayant dépensé au total 100 millions d'euros depuis la création de sa filiale en [231].
L'objectif « consiste à trouver l'équilibre en 2009 » indique en Valérie Lecasble, alors directrice générale d'I-Télé. Confirmant l'horizon fin 2009 à début 2010, Bertrand Méheut, président de la chaîne, précise en que ce retour à l'équilibre serait rendu possible par « l'augmentation de l'audience et de la couverture de la TNT »[232]. En , il souligne que la chaîne est rentable au premier semestre 2011 et devrait l'être sur toute l'année[233]. Parmi les concurrents d'I-Télé, BFM TV vise l'équilibre pour 2010[234] puis pour 2011[235] et LCI est rentable depuis [236].
Pour son financement en tant que filiale du groupe Canal+[237], I-Télé bénéficie d'un contrat exclusif de fourniture d'actualités à la chaîne Canal+, qui représente 12 millions d'euros pour l'année 2005, ainsi qu'un engagement financier s'élevant à un total de 29 millions d'euros en 2007, au titre des prestations techniques qu'elle lui fournit. Ses ressources complémentaires proviennent de la publicité et des productions et images vendues à d'autres chaînes.
Recettes publicitaires
[modifier | modifier le code]En 2007, I-Télé enregistre 20 millions d'euros de recettes publicitaires, contre 8 millions pour BFM TV[231]. Au printemps 2007, I-Télé revendique la position de « première chaîne de la TNT en chiffre d'affaires brut »[238] pour avoir, en effet, diffusé 10 386 spots publicitaires sur son antenne en (contre 6 364 sur LCI), pour le compte de 161 marques (contre 128 pour LCI et 71 pour BFM TV).
En , I-Télé est la deuxième chaîne de la TNT après TMC en nombre de spots diffusés (11 213 spots, soit une croissance de 4 % par rapport à ), juste devant BFM TV (11 037 spots, soit une croissance de 47 % sur une année)[239].
Au premier semestre 2009, I-Télé enregistre un investissement publicitaire de 57 millions d'euros (en hausse de 50 % par rapport aux six premiers mois de 2008) contre 51 millions pour BFM TV (en hausse de 68 %)[240].
Anciens présentateurs
[modifier | modifier le code]- Valérie Amarou (2010[135]-2012[170])
- Julien Arnaud (2011-2016)
- Claude Askolovitch (2010-2016)
- Roselyne Bachelot (2013-2014)
- Christophe Barbier (2010-2011 & 2012-2016)
- Jean-Alexandre Baril (2000-2005[35], juillet 2015-août 2016)
- Laurent Bazin (2005[241]-2010[124], 2015-2016)
- Amandine Bégot (2009-2016)
- Jean-Jérôme Bertolus (2005-2016)
- Eléonore Boccara (2014-2016)
- Patrice Boisfer (2012-2013)
- Adrien Borne (2015-2016)
- Céline Bosquet (2009-2010)
- Myriam Bounafaa ( - 2015)
- Jean-Baptiste Boursier ( - [147])
- Philippe Bruet (jusqu'en 2015)
- Julian Bugier (2009)
- Aymeric Caron (2006-2008)
- Marie-Ange Casalta (2007-2008)
- Aurélie Casse (juillet-)
- Nicolas Charbonneau (2007-2009)
- Sonia Chironi (2007-2016)
- Marie Colmant (2012-2016)
- Alice Darfeuille (2010-2016)
- Michaël Darmon (2011-2016)
- Cécile Delarue (2008-2009)
- Nicolas Domenach (2004-2014)
- Nicolas Demorand (2008[84]-2009[97])
- Marie Drucker (1999-2005[34])
- Thierry Dugeon (2008-2011[143])
- Guillaume Durand (2004[242]-2006[51])
- Stefan Etcheverry (2010-2016)
- Samuel Étienne (1999-2008[78])
- Marc Fauvelle (2011-2012[153])
- Claire Fournier (2004-2016)
- Antoine Genton (2012-2016)
- Mikaël Guedj (2012-2013)
- Laurence Haïm (1999-2017)
- Anne-Solenne Hatte (2010-2012[réf. souhaitée])
- Thomas Hugues (2006[53]-2008[79])
- Nathalie Iannetta (2005[241]-2008)
- Bruno Jeudy (2015-2016)
- Thomas Joubert (2003-2011)
- Camille Langlade (2013-2016)
- Maya Lauqué (2007-2013)
- Karine Lima (2008)
- Robert Ménard (2009-2012[168])
- Clément Méric (2006-2016)
- Laurie Milliat-Desorgher (2009-2012[243])
- Yann Moix (2014-2015)
- Stéphanie de Muru (2004-2005[36])
- Chloé Nabédian (2014-2016)
- Emmanuel Ostian (2013-2016)
- Benjamin Petrover (octobre 2014-2015)
- Stéphanie Renouvin (2001-2005)
- Victor Robert (2003-2009, 2011-2012)
- Harry Roselmack (2005[242]-2006[50])
- Léa Salamé (2011-2014)
- Bruce Toussaint (2013-2016)
- Émilie Tran Nguyen ( - )
- Benjamin Vincent (2009-2010[115])
- Éric Zemmour (2003-2014)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « CNews » (voir la liste des auteurs).
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Le billet reste disponible dans Internet Archive[57].
Références
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Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Chaîne de télévision numérique terrestre en France
- Chaîne de télévision en haute définition en France
- Chaîne de télévision diffusée en direct sur Internet
- Chaîne de télévision d'information en continu
- Chaîne de télévision en français en France
- Chaîne ou station de télévision fondée en 2002
- Chaîne ou station de télévision disparue en 2017
- Chaîne de télévision numéro 16
- Groupe Canal+
- Chaîne de télévision d'information en continu en France
