Marta Minujín
| Naissance | Buenos Aires, Argentine |
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Depuis |
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Juan Minujín (neveu) |
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| Distinction |
Marta Minujín, née le à Buenos Aires, est une plasticienne et performeuse argentine[1].
Le journal Télérama la décrit comme « un emblème du pop-art made in Amérique latine et l'importatrice du happening dans son pays[2]. »
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
[modifier | modifier le code]Issue d'une famille bourgeoise, Marta Minujín est confrontée à l'art par ses parents dès l'enfance[3].
De à , elle étudie à l'Escuela de Bellas Artes Manuel Belgrano (es), puis à l'Escuela Superior de Bellas Artes Ernesto de la Cárcova (es) de Buenos Aires, de à [1]. Les années suivantes, jusqu'en , elle les passe à Paris[4]. Elle arrive dans la capitale française grâce à une délégation d’artistes argentins venus participer à la Biennale de Paris. Sur place, elle rencontre et se lie d'amitié avec l'artiste Niki de Saint Phalle[3].
Carrière artistique
[modifier | modifier le code]Bien que commençant sa carrière par la peinture aux côtés du peintre informel Jorge López Anaya, elle se tourne rapidement vers un travail sur la matière et les installations[5]. En , à Paris, elle organise avec la complicité de Christo, son premier happening intitulé : La destrucción[5]. Elle y rassemble et brûle toutes ses œuvres[6].
En , elle gagne une bourse Guggenheim et s'installe un temps à New York, où elle fréquente Andy Warhol[1] mais reste active à Buenos Aires.

En , pour la Biennale de São Paulo, elle crée une réplique de l'Obélisque de Buenos Aires en pan dulce de 36 mètres de haut[7] et offre les brioches au public. En , à Medellín, en Colombie, elle embrase une statue métallique de Carlos Gardel de 17 mètres de haut[7].
En , lors de la Documenta, son Partenón de los libros, créé pour l’occasion, fait sensation[2]. Quelque 100 000 livres interdits à une période de l'Histoire[2], sont exposés sur la Friedrichsplatz de Cassel, où les Nazis en brûlèrent 2 000 au moment des autodafés de 1933. Son œuvre est une protestation contre la censure[8]. Cette fois, les livres seront offerts au public. Marta Minujín définit cette œuvre comme « la plus grande, la plus géniale et la plus politique » de sa carrière[6].
Toujours entre générosité et humour, elle paie symboliquement la dette extérieure argentine en offrant des épis de maïs à Andy Warhol dans sa Factory, en [6]. Elle reproduit l'action en , lorsque Margaret Thatcher refusant de participer à une de ses performances, l'artiste achète les îles Malouines à un sosie de la ministre[7]. Le , elle paie symboliquement la dette extérieure grecque en offrant des olives à un sosie d'Angela Merkel[9].
Galerie
[modifier | modifier le code]- 1965
Prix et reconnaissance
[modifier | modifier le code]En 1972, elle est incluse dans Some Living American Women Artists, un collage féministe de Mary Beth Edelson[10].
En 2016, elle est lauréate du prix Velázquez et déclare que la récompense financière de ce prix l'aidera « continuer à créer des choses encore plus folles[11]. »
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 (en) « Marta Minujín », sur www.guggenheim.org (consulté le )
- 1 2 3 Sophie Rahal, « Marta Minujín, à l'assaut des ouvrages interdits », sur Télérama,
- 1 2 Annalisa Rimmaudo, « Marta Minujín », AWARE : Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, (lire en ligne)
- ↑ (en) Andrea Giunta, « Argentines in Paris », dans Andrea Giunta, Avant-garde, internationalism, and politics : Argentine art in the sixties, Durham, Duke University Press, , 406 p. (ISBN 978-0-8223-3877-2), p. 145 -150
- 1 2 « Marta Minujín, la reine de l'Argentine », sur La Tribune (consulté le )
- 1 2 3 (es) Celina Chatruc, « Marta Minujín: "No existe el éxito. Hay que ser transfracasado" », sur La Nación,
- 1 2 3 (es) Carlos E. Cué, « El Velázquez premia a Marta Minujín, maestra argentina del arte efímero », sur El País,
- ↑ « À Cassel un monumental "Parthénon des livres" de Marta Minujin contre la censure », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ (en) « Payment of Greek Debt to Germany with Olives and Art », sur www.documenta14.de (consulté le )
- ↑ (en) « Notice de l'œuvre Some Living American Women Artists », sur Center for the Study of Political Graphics (consulté le ).
- ↑ « Latin American Herald Tribune - Marta Minujin Wins 2016 Velazquez Prize for Plastic Arts », sur www.laht.com (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]Monographies
[modifier | modifier le code]- (es) Jorge Romeo Brest, Marta Minujín, Buenos Aires, Edición Edgardo Giménez, , 110 p. (ISBN 978-987-439-502-3)
- (es + en) Jorge Glusberg, Marta Minujín / por Jorge Glusberg, Buenos Aires, Museo Nacional de Bellas Artes, , 96 p.
Catalogues d'expositions
[modifier | modifier le code]- (en) Alexander Darsie, Rebecca Shaykin, Rodrigo Alonso, Emily Markert, Marta Minujín : Arte ! Arte ! Arte ! : Exhibition, New York, Jewish Museum, November 17, 2023 - March 31, 2024, New York, Jewish Museum, , 239 p.
- (es + en) Victoria Noorthoorn, Marta Minujín : obras 1959 - 1989 : Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires, del 26 de noviembre de 2010 al 7 de febrero de 2011], Buenos Aires, Malba-Fundación Constantini, , 304 p. (ISBN 978-987-127129-0)
- Françoise Daniel, Peter Knapp, Pierre Restany, le coeur et la raison : [exposition] Musée des Jacobins - Morlaix, 12 juillet - 10 novembre 1991, Morlaix, Musée des Jacobins de Morlaix, , 148 p. (ISBN 2-906218-09-X)
Ouvrages généraux
[modifier | modifier le code]- Baptiste Roque-Genest, Sculpture au féminin, Paris, Première édition française | Phaidon, , 343 p. (ISBN 978-1-83866-892-1)
- (es) Isabel Plante, Argentinos de París : arte y viajes culturales durante los años sesenta, Buenos Aires, Edhasa, , 402 p. (ISBN 978-987-628-213-0)
- (en) Andrea Giunta, Avant-garde, internationalism, and politics : Argentine art in the sixties, Durham, Duke University Press, (ISBN 978-0-8223-3877-2)
- (en) Inés Katzenstein, Listen, here, now ! : Argentine art of the 1960s : writings of the avant-garde, New York, Museum of Modern Art, , 376 p. (ISBN 0-87070-366-8)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :