Non sequitur

Non sequitur signifie, en latin, « qui ne suit pas les prémisses ». En logique formelle, un argument est un non sequitur si la conclusion ne suit pas les prémisses.
Le terme de non sequitur a une application spéciale en droit, sous une définition juridique formelle.
Sophisme
[modifier | modifier le code]Le non sequitur peut désigner un sophisme. Bien que la conclusion puisse être soit vraie soit fausse, le raisonnement est fallacieux car il « ne suit pas » les prémisses. Tous les sophismes sont en fait des sortes différentes de non sequitur[réf. souhaitée].
Dans ce cas, le non sequitur est issu d'erreurs sur la notion logique d'implication (ou condition suffisante). L'affirmation « Si A est vraie, alors B est vraie » peut s'écrire « A implique B » (ou « A ⇒ B » en langage formel).
L'erreur de raisonnement (voulue ou non par son auteur) fait donner à cette implication plus de force qu'elle n'en a réellement en lui attribuant par erreur la force d'une équivalence ou condition nécessaire et suffisante.
Formalisme
[modifier | modifier le code]Le non sequitur peut s'exprimer sous les formes suivantes :
- si A est vraie, alors B est vraie ;
- B est vraie ;
- donc, A doit être vraie.
Exemple :
- si je suis à Tokyo (A), alors je suis au Japon (B) ;
- je suis au Japon ;
- donc, je dois être à Tokyo.
Alors qu'en réalité, je pourrais être n'importe où au Japon.
La forme suivante est également un non sequitur :
- si A est vraie, alors B est vraie ;
- A est fausse ;
- donc, B est fausse.
Exemple :
- si je suis à Tokyo (A), alors je suis au Japon (B) ;
- je ne suis pas à Tokyo ;
- donc, je ne suis pas au Japon.
Alors qu'en réalité, Tokyo n'est qu'une ville parmi plusieurs autres villes japonaises, je peux donc être au Japon sans forcément être à Tokyo.